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A la une / Enquête

Ils étaient poursuivis pour le meurtre de l’agent d’Algérie Télécom

Peine capitale et 20 ans de réclusion pour les assassins de Hichem A.

La chambre criminelle près la cour de Constantine a condamné, hier, Amrani Abdallah, âgé de 38 ans, à 20 ans de prison ferme pour l’assassinat de Hicham A., agent d’Algérie Télécom, retrouvé mort le 8 novembre 2008 dans son appartement situé à la cité Kaddour-Boumedous à Constantine. Son complice, un certain Benkahoul Hamza, actuellement en fuite, a quant à lui, été condamné par contumace à la peine capitale.
L’assassinat de Hicham Abbas, âgé de 47 ans et père de 3 enfants, avait plongé la ville de Constantine dans un climat d’insécurité sans précédent. Les évènements se sont déroulés le 8 novembre 2008, à la cité Keddour-Boumedous. Hicham A. est retrouvé par son épouse ligoté et bâillonné chez eux.
Des témoignages recueillis auprès du voisinage avaient révélé que la victime, qui travaillait comme agent au bureau d’ordre d’Algérie Télécom, non loin de son domicile, a été aperçue le jour de sa mort, vers 14h, en compagnie de deux personnes qui étaient allées le chercher à son travail. Les trois individus ont pris la route vers l’appartement de la victime.
Certains témoins oculaires avaient affirmé avoir remarqué les deux personnes sortir seules, puis revenir à l’appartement vers 15h, avant de quitter les lieux quelques minutes plus tard. C’est en rentrant du travail, vers 16h, que l’épouse de Hichem, employée à la clinique rénale de la cité Daksi, découvrira le corps sans vie de son mari, les mains et les pieds ligotés, avec une bande adhésive sur la bouche. Son corps et son visage présentaient des traces d’agressions, selon le constat des éléments de la Protection civile qui se sont déplacés sur les lieux.
Lors des investigations, la piste des assassins issus de l’entourage de la victime a été privilégiée par les enquêteurs, car aucune trace d’effraction n’a été trouvée sur la porte de la maison du défunt où a eu lieu le crime.
En effet, selon l’arrêt de renvoi, la victime a rencontré ses bourreaux au moins deux mois avant sa mort. Le mobile du crime est le vol, car la victime est connue pour être “vendeur” de bijoux, activité qu’il exerce parallèlement à son travail en tant qu’agent d’Algérie Télécom. L’un des accusés, en quête de circonstances atténuantes, a cependant donné une toute autre version de l’affaire en essayant d’amener le débat sur la vie privée du défunt.
Un comportement qui suscita un tollé chez les proches de la victime qui y voient là son “deuxième assassinat”. Lors des délibérations, le tribunal s’est contenté des faits graves et ignobles.

L.N.