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A la une / Enquête

Procréation médicalement assistée

Un enfant à tout prix !

Avoir un enfant à tout prix ! C’est le mot d’ordre des couples dont la stérilité est confirmée médicalement après avoir attendu plusieurs années que la nature s’exprime par une grossesse spontanée. Sans tabous ni complexes, ils se fient à la biomédecine qui les assistera à la procréation pour égayer enfin le foyer d’un bébé, mais aussi pour mettre un terme à une situation familiale difficile, compliquée par les immixtions de la belle-famille dans ce qui devrait être une affaire exclusive du couple. Depuis la naissance, le 26 juillet 1978 dans la banlieue de Manchester en Grande-Bretagne, de Louise Brown, le premier bébé conçu hors du corps de sa mère, les différentes formes de la fécondation in vitro se présentent comme l’ultime recours contre la stérilité. Plus d’un millier d’enfants ont vu le jour en Algérie grâce à cette technique en une quinzaine d’années. Les effets de l’infertilité sont certes réduits, mais pas totalement enrayés, puisque l’assistance médicale à la procréation n’aboutit à un bébé au berceau que dans 30% des tentatives (le taux de succès est de l’ordre de 15% à 20% par cycle). Au-delà de ce fait, le traitement par FIV est quelque peu contraignant du point de vue médical ; la ponction ovocytaire pour prélever les ovules chez la femme n’est pas sans douleur et le traitement astreint le couple à des arrêts de travail répétitifs, mais aussi financiers. Le coût global d’une tentative de FIV (acte et traitement) avoisine les 220 000 DA. Une somme importante dans un pays où le salaire minimum garanti est de 12 000 DA. D’autant qu’il est avéré que la PMA ne réussit, souvent, qu’au bout de la 2e, la 3e, voire davantage de tentatives. S’il a été précurseur en la matière en obtenant, en 1993, neuf naissances par fécondation in vitro au service PMA de l’hôpital Parnet (structure fermée en 1995), le secteur public peine à répondre à une forte demande sur les techniques de la procréation médicalement assistée. Il est suppléé dans ce domaine par les opérateurs privés. En moins de dix ans (la première autorisation du ministère de la Santé a été signée en 1999), huit cliniques privées, spécialisées dans la PMA, ont pignon sur rue (quatre à Alger, une à Annaba, une à Constantine et une à Oran). Pourtant, l’investissement est lourd ; l’approvisionnement en réactifs hasardeux — c’est souvent sous le manteau qu’ils sont importés — et le vide juridique handicapent la pratique d’un acte biomédical très délicat, car il dicte la manipulation de cellules humaines vivantes contenant le capital génétique du bébé à naître.


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