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Foot / Enquêtes sport

Citant les “affaires Oussaâd et Boudoumi” en exemple, il se dit victime lui aussi

Bouhafsi : “Si j’en voulais à Laoufi, je l’aurais eu en solo”

Accusé par l’entraîneur et les dirigeants de l’ASMO, appréhendé aussitôt après le dépôt de plainte par la police et conduit au commissariat où il a passé la nuit de samedi à dimanche, le directeur du stade Habib-Bouakeul a tenu, via Liberté, à apporter sa “version des faits” et sa “vérité sur ce qui s’est réellement passé”.“C’est du n’importe quoi. Des accusations gratuites. Ils veulent me salir. Moi aussi, j’ai été agressé à la tête. Les assaillants m’ont asséné un violent coup au crâne, m’ont aspergé de gaz lacrymogène et m’ont traité de larbin. Ces gens-là m’accusent d’être au service de l’ASMO ! Comment aurais-je pu donc manigancer cela ? De plus, pourquoi l’aurais-je fait ? Suis-je manager d’un quelconque joueur ? Ai-je un frère, un voisin, un ami qui voudrait jouer à l’ASMO ? Bien sûr que non ! Lorsque Oussaâd a été tabassé l’année dernière, étais-je également avec eux en pleine forêt ? Et l’année d’avant, lorsque Boudoumi a été frappé en pleine rue, étais-je avec eux ? Était-ce moi ?”, s’interroge, logiquement, Mourad Bouhafsi.

“Il a libéré des joueurs, il s’est attiré la haine !”
Et d’enchaîner : “C’est un conflit interne entre eux. Je n’ai rien à voir là-dedans. Chaque saison, à pareille époque, il y a des conflits chez eux. Si j’en voulais à Laoufi, je me serais battu avec lui en tête-à-tête ! Pourquoi faire appel à une bande ? Ce qui s’est réellement passé ? L’après-midi, j’ai dit à Larbi Oumamar que l’équipe pouvait s’entraîner le plus normalement du monde. Mais que Laoufi ne vienne pas, car il m’avait manqué de respect la matinée même. Il avait sorti tous les bancs pour s’entraîner. J’ai dit à Larbi que s’il les avait dégradés, c’était un bien public, la propriété de l’État. Je le laisse faire, car j’ai un profond respect pour l’ASMO, pour toi Larbi, pour Merouane. J’ai mis tout le stade à leur service. Larbi Oumamar m’a dit OK.  Mais l’après-midi, au moment où l’équipe s’apprêtait à entrer sur le terrain, j’ai été surpris par ces agresseurs qui m’ont frappé à la tête. Ils étaient deux ou trois. Ils n’arrêtaient pas de m’insulter et de me reprocher d’avoir servi l’ASMO, d’autant que j’ai peint les bureaux du stade en vert, voilà quelques jours. Ils m’ont dit qu’ils étaient de l’opposition et qu’ils me reprochaient les bons rapports que j’entretenais avec Oumamar. Mais comme c’est intervenu quelques heures seulement après mon accrochage verbal avec Salem Laoufi, les gens ont fait ce rapprochement erroné. Il faut que les gens sachent la vérité. C’était le dernier jour de signature. L’ASMO est minée par un énorme conflit interne. Moi, je n’ai aucun intérêt dans cette histoire. L’entraîneur a chassé beaucoup de joueurs. Il s’est attiré la haine de presque tous. Ses dirigeants ont fait des promesses aux supporters qu’ils n’ont pas tenues. Ceci peut expliquer cela.” Très touché par cette mésaventure qui risque de foirer sa carrière professionnelle au sein de l’administration de la ville, Mourad Bouhafsi confirmera, du reste, sa nuit blanche. “J’ai passé la nuit au commissariat. J’y étais jusqu’à 5h du matin. Dieu merci, des gens qui me connaissent m’ont permis de rentrer chez moi”, glissera-t-il, entre deux gémissements.

                                   
R. B.


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