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Foot / Enquêtes sport

Alors que leur statut fait l’objet d’une réforme

Combien touchent les entraîneurs ?

©Liberté

La valse étourdissante des entraîneurs dans le championnat de Ligue 1 a amené la Fédération de football à lancer la réflexion sur une réforme nécessaire au sujet du statut de ce métier. Dans le document révélé jeudi par Liberté concernant la préparation d’un contrat type pour les entraîneurs, il est fait référence à une certaine précarité qui touche cette corporation de plus en plus à la merci des présidents maquignons toujours aussi prompts à dégainer sur le coach au moindre faux pas, histoire d’absorber la colère des supporters. Autrement dit, les entraîneurs ont rarement eu l’opportunité de travailler à moyen terme et du coup à assurer durablement leur gagne-pain. Mais cette précarité en termes de stabilité est-elle tout aussi valable quand on connaît les revenus des entraîneurs en Algérie ? Le supplément sport de Liberté a enquêté pour vous dans les différents clubs de l’élite, le moins qu’on puisse dire et que la réalité est tout autre : un entraîneur, même s’il ne travaille pas toute une saison, gagne bien sa vie. Un coach en Algérie gagne en moyenne 500 millions de centimes. Enquête.

Madoui perçoit 110 millions
Grâce à la Champions league d’Afrique et la Supercoupe ainsi que le titre de champion d’Algérie qu’il a décroché la saison passée avec l’Entente de Sétif, le jeune entraîneur Kheiredine Madoui a vu son salaire mensuel revalorisé. Il passe de 75 millions de centimes à 110 millions, une manière pour Hamar de récompenser son jeune coach qui a refusé, faut-il le souligner, des offres alléchantes émanant de certains clubs du Golfe. L’ancien libéro international ouvre droit aux primes de match au même titre que les joueurs comme ce fut le cas ce week-end où il a empoché 10 millions de centimes représentant la prime du match gagné face au CRB. Le reste du staff technique est rémunéré comme suit : le DTS : 50 millions, le préparateur physique : 40 millions, l’entraîneur des gardiens : 30 millions, l’adjoint entraîneur : 50 millions. Ainsi, selon le patron des Noir et Blanc, la masse salariale mensuelle du staff technique est de l’ordre de 280 millions de centimes.

Hamdi touche 140 millions net
Recruté en tant qu’entraîneur adjoint en début de saison, Miloud Hamdi a vite gravi les échelons au gré des belles performances réalisées par l’USM Alger en Ligue des champions d’Afrique et en championnat. Du coup, la direction du club a été amenée à le nommer officiellement à la tête du staff technique. Récemment, selon une source proche de la direction de l’USMA, le jeune émigré Hamdi touche un salaire net  de 140 millions de centimes. Cependant, si l’on ajoute l’IRG, Hamdi coûte environ 200 millions de centimes à l’USMA.

Bijotat est engagé pour 14 000 euros
En optant pour la JSK, Dominique Bijotat, 54 ans, sait que la situation n’est pas du tout aisée, il hérite d’un club atteint sur le plan psychologique en raison des mauvais résultats enregistrés ces dernières années. Le président Hannachi l’a fait venir pour justement redresser cette situation en lui signant un contrat d’une durée d’une année moyennant une mensualité nette de 14 000 euros, en sus de quelques avantages personnels. Depuis son arrivée, il a aligné deux matchs nuls à l’extérieur face au CRB et DRBT ; il a en revanche perdu la rencontre face au MCA à Bologhine (1-3) et a remporté deux succès à domicile face au RCR (1-0) et USMH (4-2). Le technicien français est un ancien international qui compte huit sélections avec l’équipe de France. Il a dirigé plusieurs clubs français RC Lens, AC Ajaccio, FC Sochaux, DTS au centre de formation de l’AS Monaco. Sa riche expérience sur les terrains lui permet de relever le défi avec les Canaris qui commencent à retrouver des couleurs à la grande joie de ses nombreux supporters. 

Charef passe à 130 millions de centimes
Avant de partir la saison passée au Mouloudia d’Alger, Boualem Charef percevait une mensualité de 80 millions de centimes à l’USMH sous l’ère de l’ex-président Mohamed Laïb, en revenant chez le club qui l’a valorisé durant les six années qu’il passées consécutivement à la barre technique, il a renégocié son contrat en hausse pour le porter cette saison à 130 millions de centimes net d’impôts avec comme objectif de finir sur le podium et aller le plus loin possible en coupe d’Algérie comme le souhaite le nouveau patron Abdelkader Mana qui a mis tous les moyens financiers à la disposition de son coach pour atteindre les objectifs tracés à l’orée de cet exercice.
En revanche les autres membres du staff technique, en l’occurrence Hassen Benomar et Nacer Bechouche auxquels il faut ajouter le revenant Mohamed Hanniched, ont vu leurs salaires augmentés de 45 000 DA 80 000 DA. 
Alain Michel passe de 15 000 à 10 000 euros
Alors qu’il percevait la saison passée un salaire de 15 000 euros net d’impôts à la JS Saoura avant de quitter ce club pour incompatibilité d’humeur avec son président Mohamed Zerouati, Alain Michel, qui connaît parfaitement le football algérien où il avait d’ailleurs entraîné plusieurs clubs, est rentré à Alger pour prendre le CRB, où il avait paraphé un contrat avec le président Réda Malek d’une durée de 18 mois moyennant un salaire net de 10 000 € assorti de quelques avantages liés à son transport et son hébergement, avec des objectifs bien précis tracés par la direction du club. Le CRB, qui a aligné hier sa 3e défaite consécutive face à l’ESS, risque de perdre son entraîneur qui est plus que jamais menacé de limogeage, malgré le renouvellement de confiance apporté par Réda Malek à l’issue de cette rencontre. 

Ighil s’engage pour 180 millions
Ayant quitté la saison passée l’ASO en pleine saison pour des raisons familiales, club avec lequel il a remporté en 2011 le premier championnat professionnel, Meziane Ighil a pris du temps pour revenir de nouveau sur les terrains, il a refusé plusieurs offres dont celle du CSC qui était dit-on mirobolante, il a, en fait, opté pour le MCA pour être proche de sa famille.
En s’engageant pour cette saison seulement, il a signé un contrat avec les dirigeants du Mouloudia moyennant un salaire mensuel de 180 millions de centimes en sus des primes de matchs. Il a dirigé deux matchs, une victoire face à la JSK (3-1) et une défaite ce samedi au stade du 5-Juillet face au NAHD (1-2). L’objectif tracé par les dirigeants du MCA, finir sur le podium et décrocher une place qualificative à une compétition africaine. L’ex-entraîneur national s’attelle à remettre sur les rails ce club qui ne cesse de dérailler ces derniers temps.                       

Cavalli, c’est 256 millions par mois !
Jamais un entraîneur n’a été aussi bien payé au Mouloudia d’Oran que le Français Jean-Michel Cavalli. L’ancien sélectionneur national émarge, en effet, à 256 millions de centimes net par mois. Pourquoi un chiffre aussi détaillé alors qu’il est de coutume d’arrondir ? La raison est surtout d’ordre pratique, puisque le président du MCO s’est mis d’accord avec son entraîneur sur un salaire en euros qu’il doit, cependant, lui verser en dinars. Les deux parties se sont ainsi mises d’accord sur une mensualité de seize mille euros (16 000 €). Mais pour éviter de subir les conséquences des fluctuations du marché boursier avec tout ce que cela comprend comme dévaluation du dinar ou flambée de la devise européenne, la direction du Mouloudia et l’entraîneur français ont convenu de calculer le montant en monnaie locale sur la base d’un cours inchangé fixé à 160 dinars l’euro.

En convertissant 16 000 € en dinars à raison de 1 € les 160 DZD, la direction du club d’El-Hamri doit verser, de fait, chaque mois 2 560 000 DA à son patron technique.
Pour avoir habitué ses joueurs à leur virer quatre salaires d’avance, le président Belhadj Mohamed s’est vu, cela dit, contraint d’appliquer la même politique salariale à son entraîneur qui a, à cet effet, vu son compte bancaire renfloué de la somme exacte de 10 240 000 DA, soit 1 milliard 24 millions de centimes représentant ses émoluments des mois de juillet, août, septembre et octobre.
En une saison, Jean-Michel Cavalli coûte, en outre, plus de trois milliards de centimes à la trésorerie du Mouloudia d’Oran, plus exactement 30 720 000 DA.
Une belle revalorisation par rapport à la saison dernière, puisqu’à son arrivée à Oran, au mois de septembre de l’exercice écoulé, l’ancien sélectionneur national avait négocié et obtenu, via son manager de l’époque Abderraouf Zarabi, un salaire de dix euros mensuels. L’impensable parcours de la saison écoulée avec, à la clé, une inespérée place sur le podium assortie d’une qualification en coupe africaine de la CAF permit, alors, à Cavalli d’obtenir une augmentation conséquente pour devenir, comme souligné plus haut, l’entraîneur le mieux payé de l’histoire du Mouloudia d’Oran.

Mouassa ne dépasse pas les 80
Aux antipodes du décor strass et paillettes du voisin mouloudéen qui aime bien arborer son côté bling bling, à l’ASMO, l’on est beaucoup plus regardant sur les dépenses, notamment pour ce qui a trait à la masse salariale de l’équipe professionnelle.
En exemple, l’entraîneur Kamel Mouassa émarge à quatre-vingt millions de centimes par mois. Le technicien guelmi n’a, ainsi, pas obtenu une grosse revalorisation salariale par rapport à son précédent passage sur le banc asémiste. Lorsqu’il était déjà le patron technique des Vert et Blanc de M’dina J’dida en 2013-2014, saison du retour parmi l’élite nationale du football après sept longues années à végéter dans l’enfer de la deuxième division, Mouassa touchait un salaire de 70 millions par mois.
L’intermède Djamel Benchadli en 2014-2015 étant consommé, le retour à l’ASMO de celui qui a mené la JS Kabylie à sa deuxième victoire de suite en coupe de la CAF en 2001 ne lui a, sur ce point, pas rapporté gros, puisqu’au moment où certains évoquaient un salaire mensuel de 90 millions, il n’a finalement obtenu que dix de moins, soit 800 000 DA/mois. Pour compenser ce qui pourrait s’apparenter à un manque à gagner par rapport à d’autres confrères plus nantis de la Ligue 1, Mouassa a, cependant, droit au traditionnel bonus de la double prime de match les soirs de victoire. Mais à la tête d’une équipe qui n’a gagné que deux de ses huit rencontres de championnat, l’entraîneur en chef de l’ASMO n’a pas eu trop l’occasion d’améliorer ses revenus ou d’arrondir ses fins de mois.

S. L. - R. B. - R. A.


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