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LIBERTE Éco / Entreprise et Management

Abdelhalim Serdouk, directeur de la Sarel Industries

“La mise à niveau des entreprises est impérative”

© D. R.

La contribution de la sous-traitance de manière générale dans le secteur de l’industrie demeure encore faible, voire insignifiante en Algérie. Cette faiblesse est liée à l’inexistence d’un tissu industriel performant dans notre pays. La quasi-majorité des PME algériennes ont besoin d’une mise à niveau pour pouvoir satisfaire la demande nationale et se frayer un chemin vers le marché international.

“Dans le domaine de l’automobile, l’intégration locale existe bel et bien mais elle n’est pas reconnue  localement”, constate Serdouk Abdelhalim, directeur de la Sarel Industries. “Nous, à la Sarel Industries, sommes fournisseurs de pièces de première monte pour Renault Algérie Production. Nous y sommes arrivés grâce au challenge de Renault qui nous a beaucoup aidés et accompagnés pour atteindre les objectifs fixés.

L’apport de l’ANDI et de la Banque nationale d’Algérie (BNA) était également considérable pour la concrétisation de nos perspectives”, tient à préciser ce gérant. Néanmoins, les observateurs relèvent que la sous-traitance dans le secteur de l'automobile n'a pas connu l'évolution attendue. Un avis que ne partage pas M. Serdouk puisque, argue-t-il, “si, nous, à Sarel Industries, avons réussi à passer le cap, pourquoi pas les autres ?”.

Cet opérateur soutient mordicus que “pour l’industrie automobile, il faut investir sur plusieurs domaines afin d’atteindre le standard demandé et pouvoir prétendre à une homologation”. Quel est le secret de la réussite de la Sarel Industries ?  À cette question, Abdelhalim Serdouk répond : “Notre success-story se résume entre autres, en une vision claire et motivante de notre entreprise, une stratégie élaborée et beaucoup de volonté.

Ce qui nous a permis de définir où nous voulons aller”. Avec un peu plus de détails, il ajoute : “Nous sommes depuis quelques années fournisseurs de Renault Algérie Production ; nous sommes aussi en train de finaliser avec le Suédois Volvo Truck (projet à 80% de maturation) et un éventuel projet avec la marque Seat”.

Aujourd’hui, affirme-t-il, la “Sarel Industries” fabrique des pièces conformes aux exigences du client en matière de coût, de qualité et de délais. “En termes de finances, en revanche, nous ne sommes pas encore arrivés parce que les volumes sont assez faibles chez nous”. Cela dit, l’entreprise a rencontré beaucoup de difficultés ayant trait à la bureaucratie, à une grande lourdeur dans les importations des différents intrants, à des droits de douanes et des taxes exorbitants etc.

Pour que la sous-traitance connaisse un essor dans l’industrie de l’automobile, le patron de “Sarel Industrie” met l’accent sur la nécessité de choisir une politique qui affirme et définisse la sous-traitance automobile comme une alternative aux importations, un gisement pourvoyeur d’emplois et une opportunité permettant l’acquisition du savoir-faire technologique. Les pouvoirs publics doivent en outre apporter leur aide relative à une exonération des droits de douanes et différentes taxes y afférentes et lancer un véritable processus de mise à niveau des entreprises algériennes.
 

B. K.



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