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Économie / Entreprise et marchés

BET Achour Lyes

L’un des rares bureaux d’études locaux spécialisés

Achour Lyes, architecte, gérant du BET. ©D. R.

Cette société a comme référence la réalisation de 14 hôtels haut standing d’une capacité, au total, de 1 500 chambres ou 3 000 lits minimum.

Le Bureau d’études (BET) Achour Lyès est en train de s’imposer sur le marché algérien de la conception, le contrôle et le suivi de réalisation de grands hôtels. Créée en 2005, l’entreprise spécialisée dans la construction haut standing, les résidences de luxe et la promotion immobilière a comme principales références la réalisation de 14 hôtels : trois déjà achevés, cinq en voie de réalisation et cinq en voie de lancement, d’une capacité, au total, de plus de 1 500 chambres et 3 000 lits minimum.
Le premier hôtel opérationnel à Alger, appelé Oasis, a été inauguré en 2013. Le BET Achour Lyes acquiert ainsi sa première expérience dans la conception, le contrôle et le suivi de travaux de réalisation d’une grande infrastructure hôtelière. L’hôtel Oasis, d’un coût de 2,7 milliards de dinars, est doté de 196 chambres. En juin 2015, est inauguré un second hôtel urbain, conçu par cette entreprise et sous son contrôle et suivi : l’hôtel Soltane à Hussein Dey, qui comprend 148 chambres, soit 224 lits. L’investissement dans cette infrastructure aura coûté de 3,2 milliards de dinars. Ces deux succès vont permettre au BET Achour Lyès de remporter d’autres marchés aussi importants. Parmi les grands projets en voie de réalisation, on peut citer le complexe touristique Sidi Moussa à Timimoun, incluant un hôtel quatre étoiles doté de 109 chambres et 12 bungalows. Le cachet local a été intégré dans la construction. “Pour cette raison, ce projet a été sélectionné pour participer à la triennale de Milan, une célèbre exposition de l’art moderne et de l’art traditionnel. La maquette du projet y est exposée depuis avril dernier”, indique le gérant du BET, Achour Lyes. Autre grand projet : le complexe touristique El-Djenane, à Zelfana (wilaya de Ghardaïa). C’est un ensemble touristique comprenant quatre hôtels doté au total de 324 chambres, de 21 villas VIP, soit 1 140 lits ! Le coût de l’investissement est estimé à 3,25 milliards de dinars. Fort de cette expérience, cette entreprise a obtenu le marché de construction du musée olympique situé au 1er-Mai à Alger (parties étude et contrôle et suivi des travaux), actuellement en voie d’achèvement, pour le compte du Comité olympique algérien. Le projet comprend la réalisation d’un hôtel de 24 chambres. Cette entreprise peut contribuer à la réalisation d’hôtels en 24 mois, affirme le patron du BET, Achour Lyes. Explication : un bon relationnel qui permet d’obtenir des terrains rapidement, une connaissance du marché, des entreprises de réalisation et des sous-traitants, une formation du personnel constitué essentiellement chez des partenaires étrangers, notamment espagnols. Ces atouts font que les investisseurs qui choisissent ce BET lui confient quasiment la totalité du projet : outre les études et contrôle et suivi des travaux, la recherche de terrain, les formalités administratives, notamment pour l’obtention du permis de construire, le choix de l’entreprise de réalisation et des sous-traitants, le choix des équipements… Le dynamisme de cette entreprise est derrière le soutien des ministères du Tourisme et de l’Habitat dans la réalisation de ses projets, ajoute Achour Lyes. “Les bureaux d’études nationaux spécialisés dans le tourisme, plus particulièrement dans la réalisation d’infrastructures hôtelières, ne sont pas nombreux. Ce marché est dominé par les bureaux d’études espagnols dont une bonne partie de ces entreprises active illégalement en Algérie”, constate le patron de la société dénommée également BET Nourkou.
En somme, à travers ce dynamisme et l’éventail des projets réalisés, en voie de réalisation ou de lancement précités, il s’avère que les perspectives de développement du tourisme en Algérie sont prometteuses. Bémol : “l’Algérie n’est pas prête à satisfaire la clientèle locale. Les prix des chambres en Algérie ne sont pas attractifs pour un tourisme de masse. En effet, on peut obtenir une chambre à 10 euros – 20 euros (1 800 dinars à 3 600 dinars algériens) en Tunisie contre 6 000 à 10 000 dinars en Algérie”, observe Achour Lyes. Il faut ainsi encore du temps pour que la majorité des Algériens qui sont habitués à la Tunisie, voire la Turquie ou le Maroc, choisissent de passer leurs vacances dans leur propre pays.

K. Remouche


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