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A la une / Entretien

Christophe Beat, P-DG de Schneider Electric Algérie, à “Liberté”

“Confirmer notre position de leader”

Accompagné de Christian Chevalier, vice-président Energy, le P-DG de Schneider Electric Algérie, Christophe Begat, s’est confié à Liberté. Présente en Algérie depuis 45 ans, Schneider Electric Algérie, leader mondial de la gestion d’énergie, ne se contente pas d’investir. Il y a aussi la formation avec le lancement de son école, il y a moins d’un an, dédiée aux clients et aux partenaires.


Liberté : Schneider Electric vient de lancer la nouvelle gamme d’appareillage électrique Unica pour les habitations et le bâtiment. Qu’est-ce que cela peut apporter au marché algérien ?
Christophe Beat : Ce qui est intéressant dans cette nouvelle gamme de produits que nous avons appelée “Life Space”, ce qui veut dire cadre de vie, est une offre qui apporte justement une amélioration dans le cadre de vie. C’est une gamme de produits où Schneider n’était pas présent historiquement, car là je dirais que nous sommes à l’opposé des offres de Schneider Electric haute tension et moyenne tension et Areva où il y a des concurrents qui étaient là depuis longtemps. Par contre, nous avons consolidé beaucoup d’acquisitions de sociétés étrangères européennes spécialisées dans ce domaine que nous avons réussi à fédérer en une seule activité chez Schneider Electric avec l’état d’esprit et la force de frappe de Schneider Electric pour revenir ensuite se positionner sur le marché. C’est une activité récente que nous avons développée en Algérie avec, je dirais, une certaine agressivité commerciale, une équipe dédiée, un réseau dédié aussi, spécialisé qui a pris directement la teneur du marché et qui a permis de développer très vite les ventes puisque nous avons multiplié quasiment par dix entre 2009 et 2010 les ventes sur ces gammes de produits. Ainsi, avec les marques Unica, Ania et d’autres marques que nous sommes en train, aujourd’hui, de sortir, compléter la gamme de ce qu’on appelle “Life Space” de Schneider Electric.
 
Par rapport aux nouvelles gammes qui vont sortir, pourrions-nous savoir ce que Schneider Electric propose dans ce sens pour le marché algérien ?
On revient donc aux business-Unit dont j’ai parlé tout à l’heure. Donc ce que nous proposons pour le marché algérien par rapport par exemple au building, nous sommes en train aujourd’hui d’organiser la distribution du matériel Pelco, qui sont des caméras de vidéosurveillance connues sur le marché algérien, surtout à travers une approche projet. Et là, nous sommes en train de travailler sur la mise en place d’un réseau de distribution, notamment à travers des distributeurs-clés comme CDMI par exemple, qui a un savoir-faire dans le domaine de la distribution. Également des offres telles que la partie contrôle d’accès du bâtiment, puisqu’on se rend compte que le bâtiment de grande hauteur est assez récent en Algérie, donc c’est pour cela que ce sont des demandes assez récentes. Sur la Business IT, là nous sommes sur les offres onduleurs, et nous venons de sortir sur le marché algérien une offre pour les Datacenter, et c’est pareil, c’est un marché naissant et nous avons des offres spécifiques de sauvegarde d’énergie pour ces application Datacenter que nous sommes en train de lancer actuellement en Algérie. Sur la partie Power, nous avons une gamme très variée, en plus de la marque Unica Life Space dont on parlait tout à l’heure, nous avons la gamme Acti 9, qui est une toute nouvelle gamme basse tension que nous avons lancé en fin d’année dernière et que nous continuons à déployer en Algérie. Aussi, sur les disjoncteurs, forte puissance comme le NF X, qui apporte de nouvelles fonctionnalités de gestion d’énergie qui est aussi un créneau chez Schneider Electric, parce que nous partons du principe que les spécialistes s’accordent à dire que la consommation de l’énergie électrique va doubler d’ici 2030, mais en contrepartie on se doit de diminuer les émissions de CO2 dans l’atmosphère par deux. Donc, nous sommes face à un dilemme et chez Schneider on se sent impliqué dans ce domaine-là et nous fabriquons des produits qui permettent aujourd’hui d’économiser l’énergie. Et cela reste un sujet important. C’est aussi pour cela que nous sommes les précurseurs dans le domaine des énergies renouvelables. Là, nous avons une approche sur deux axes, le premier, ce sont des produits que nous lançons, dédiés tels les convertisseurs d’énergie entre l’énergie continue que nous récupérons des capteurs solaires en énergie alternative que nous redistribuons sur les réseaux. Nous avons des produits spécifiques que nous lançons également en Algérie, donc, le premier axe, c’est le produit et le deuxième axe je dirais projet.

En évoquant les projets, quels sont les projets de Schneider Electric à moyen et long terme et quel est l’impact de la contrefaçon sur Schneider Electric ?
C’est important de parler de l’impact de la contrefaçon sur Schneider Electric, mais c’est encore plus important de parler de cet impact sur l’Algérie. Dans ce sens et avec les services de Douanes algériens, on s’est mis d’accord et nous avons signé une convention pour travailler mutuellement et lutter contre ce fléau. Les services des douanes n’avaient pas pour autant les moyens pour déceler le vrai du faux, parce qu’ils ne sont pas des spécialistes du matériel électrique et cela est tout à fait légitime. Donc, nous avons organisé concrètement des sessions de formation au profit des agents des douanes pour les aider à reconnaître le vrai du faux matériel.  C’était très pragmatique et cela a conduit à des résultats assez étonnants pour nous, et les douaniers étaient très fiers de mettre la main sur des marchandises contrefaites difficiles à reconnaître, chose que nos services ont pu confirmer. Ce qui est intéressant, c’est que nous avons participé à la formation des agents des douanes. Et je pense également en signant une convention d’aide mutuelle avec la direction des douanes, cela a permis de confirmer notre volonté et notre détermination, en tant que constructeur électrique, de lutter contre la contrefaçon. Sachant qu’il y a plusieurs appareillages concernés par cette problématique, à l’instar du plus  courant tel le disjoncteur de branchement de marque Gardy qui est un excellent produit, et pour lesquels les gens font preuve de beaucoup de créativité pour les copier malheureusement. Nous sommes très impliqués dans cette lutte et là dessus nous ne faisons aucune concession.

Les infrastructures sportives sont aussi une “cible” de Schneider Electric. Qu’en est-il exactement ?
 Je dirais que nous sommes particulièrement  fiers, puisque nous venons juste de finir la rénovation totale des installations électriques du complexe du 5-Juillet avec notre partenaire historique Remelec, des professionnels qui n’installent pas des produits de contrefaçon et qui accompagnent le client de a à z. Donc, c’est un projet mené à trois, les autorités qui géraient la rénovation du stade, Schneider Electric et notre partenaire Remelec, donc toute la distribution de puissance électrique est neuve et répond parfaitement aux normes de sécurité et c’est cela le plus important. En ce moment, on travaille sur le stade d’Oran et le stade de Tizi Ouzou également, et là nous sommes en concurrence avec d’autres et on essaye de se positionner. Pour cela nous avons de belles références puisque nous avons pu proposer nos solutions de bâtiment intelligent en Afrique du Sud sur tous les stades qui ont accueilli la Coupe du monde et pour le fameux Nid des Oiseaux des Jeux olympiques en Chine qui est entièrement Schneider Electric. C’est dire que nous voulons faire profiter l’Algérie de toute l’expérience acquise dans ce domaine. Ceci sans oublier que le Stade de France est entièrement Schneider Electric.

La vidéosurveillance figure aussi parmi vos objectifs. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?
C’est un marché assez récent pour Schneider Electric puisque c’est en 2008 que nous avons fait l’acquisition de la société Pelco qui est leader mondial dans le domaine de la vidéosurveillance et notamment de la caméra. Il s’agissait de créer un réseau de distribution pour ses produits et ses applications vidéosurveillance. Nous avons commencé il y a un an et demi en Algérie avec deux autres partenaires, dont CDMA, le plus important et le plus engagé et qui est un spécialiste de la distribution des courants faibles et nous partons donc sur le marché pour développer le réseau de distribution. Il y a des projets sur lesquels il y a des appels d’offres et sur lesquels on se positionne.

Il y a une année Schneider Electric a racheté l’une des filiales d’Areva…
 Aujourd’hui, c’est une date un peu symbolique parce que c’est la date d’acquisition  par Schneider Electric de la partie distribution de Areva, ce qui a permis la création d’une business-Unit qui s’appelle unité énergie. À travers cette unité, nous pouvons suivre nos clients en Algérie en énergie qui sont Sonelgaz et Sonatrach, mais aussi des clients qui consomment beaucoup d’énergie comme les cimenteries, les briqueteries, les aciéries, tous forts consommateurs d’électricité. Cette business-Unit est la cinquième unité chez Schneider Electric en plus de Power par laquelle on suit tout les secteurs d’activité liés à l’infrastructure, Building pour le bâtiment, IT pour tout ce qui concerne l’informatique et la cinquième unité qui s’occupe de l’industrie, laquelle vend beaucoup de solutions pour le contrôle industriel et l’automatisme. Cela est considéré comme la plus grosse acquisition de Schneider Electric. Cette acquisition a été réalisée à un prix raisonnable, c’est quand même une belle entreprise avec une rentabilité tout à fait correcte. Cette acquisition est rentable pour Schneider dans la mesure où la complémentarité entre les deux entreprises était très forte. Ce qui fait que pour Schneider Electric, c’est une excellente acquisition, aujourd’hui, c’est carrément une réussite.  

Vous avez signé un accord avec le ministère de la Formation professionnelle en 2009. Les objectifs ont-ils été atteints ?
Pour nous cet accord fait partie de notre stratégie de développement des activités de services en Algérie et cela concerne toute la partie audit avant vente et de fournitures pièces de rechange et contrat de maintenance, mais aussi d’accompagnement sur la formation. L’Algérie est un pays qui est très demandeur en formation sur les équipements. Nous avons aussi des produits qui font appel à la nouvelle technologie, car il faut savoir que Schneider Electric investit 5% de son chiffre d’affaires pour la recherche et le développement, et c’est très important de former nos collaborateurs mais aussi nos clients sur toutes les nouvelles technologies. Nous avons tout un étage dédié à la formation et nous avons reçu il y a moins d’un an un agrément du ministère de la Formation professionnelle. Notre centre de formation ne désemplit pas, tous les jours nos salles de formation sont pleines. C’est un énorme succès et cela fait plaisir, sachant que nous sommes les seuls avec Sonelgaz à faire des formations pour les habilitations électriques officielles et cela fait partie beaucoup plus de la culture de Schneider Electric. Cela fait partie aussi de nos devoirs et c’est une de nos spécificités par rapport à nos concurrents, nous sommes les seuls à faire cela. En conclusion, notre stratégie reste celle de confirmer notre position de leader mondial dans la gestion de l’énergie et d’accentuer notre intégration locale.