Scroll To Top
FLASH
  • Le président zimbabwéen Robert Mugabe a démissionné (président du Parlement)
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

A la une / Entretien

Entretien

“Les réserves algériennes de gaz de schiste sont estimées à 27 000 milliards de m3”

Dans cet entretien, le premier responsable de l’agence présente le bilan en termes de plans de développement de gisements approuvés au cours des neuf premiers mois de 2013 et les premiers résultats de l’évaluation par Alnaft du potentiel de gaz de schiste en Algérie.

Liberté : Quel est le bilan d'Alnaft au cours des neuf premiers mois de 2013 en termes d'approbation de plans de développement de gisements en partenariat et Sonatrach seule, d'enrichissement de la base de données du domaine minier national (montants des investissements, productions attendues de pétrole et gaz, noms des partenaires et des gisements, réévaluations des réserves de pétrole et de gaz) ?

Sid Ali Betata : Permettez-moi d’abord de vous remercier pour l’intérêt que vous accordez à Alnaft et au secteur des hydrocarbures et à travers vous le journal Liberté que vous représentez.
Les principaux éléments du bilan d’Alnaft dans le segment “exploitation des hydrocarbures” en termes de plans de développement (POD) que nous avons eu à examiner et à approuver durant les neuf premiers mois de l’année en cours sont au nombre de quinze.
Bien entendu, ces plans de développement approuvés concernent aussi bien les gisements opérés par Sonatrach que les gisements opérés en association avec les différents partenaires étrangers de Sonatrach. La production de pétrole brut attendue de ces plans de développement à partir de 2013 sur les périodes contractuelles est de l’ordre de 800 millions de barils. Les investissements correspondants avoisinent les 6,5 milliards de dollars. En plus de ses activités récurrentes liées à ses missions et prérogatives et pour une meilleure connaissance du domaine minier national, Alnaft a lancé plusieurs études régionales en vue d’évaluer le potentiel en hydrocarbures des bassins de Timimoun, Oued Mya, Berkine, IlIizi, Mouydir, Reggane et l’Ahnet. Les données générées par ces études constituent un grand apport pour l’enrichissement de notre banque de données.

Que reste-t-il à faire en termes de parachèvement du dispositif institutionnel lié aux amendements à la loi sur les hydrocarbures ?
Ce que je peux dire, c’est que l’amendement de la loi 05-07, relative aux hydrocarbures, a prévu un certain nombre de dispositions impliquant la mise en place de textes réglementaires. Nous sommes bien avancés dans leur élaboration. À ce jour, la plupart des textes sont finalisés et introduits dans le circuit d’approbation. Les autres textes sont soit en cours de finalisation soit en cours d’approbation.

Le lancement de l'appel d'offres en matière d'exploration est-il prévu en 2014  (choix des périmètres) ?
Pour répondre à votre question, il me paraît utile de citer les principales phases ayant marqué la préparation du quatrième appel à la concurrence pour la recherche et l’exploitation des hydrocarbures qui est une action inscrite au plan d’action d’Alnaft pour l’exercice 2013. Bien entendu, nous n’avons pas attendu la promulgation des amendements de la loi sur les hydrocarbures pour entamer les travaux nécessaires à la réalisation de notre plan d’actions, notamment la préparation du lancement du 4e appel à la concurrence.
En prévision du lancement du 4e appel à la concurrence pour la recherche et l’exploitation des hydrocarbures et à la suite de la promulgation des amendements apportées à la loi sur les hydrocarbures, Alnaft a organisé au mois de mai passé, une conférence qui a rassemblé plusieurs représentants de compagnies pétrolières à l’effet d’expliquer les amendements et les objectifs attendus et d’apporter les clarifications nécessaires aux éventuels questionnements soulevés par les représentants de ces compagnies.
Nous avons également organisé une série de rencontres d’écoute avec les différentes compagnies pétrolières qui ont bien voulu accepter notre invitation, en vue de s’enquérir de leurs avis et commentaires sur les amendements apportés à la loi sur les hydrocarbures et prendre connaissance de leurs centres d’intérêt par rapport au domaine minier algérien en prévision du lancement du 4e appel à la concurrence. Je peux vous signaler que toutes les compagnies pétrolières avec qui nous avons tenu des discussions ont salué les derniers amendements apportés à la loi sur les hydrocarbures et ont exprimé leur souhait de participer au prochain appel à la concurrence. Nous travaillons d’arrache-pied pour réunir les meilleures conditions qui permettent un bon déroulement du 4e appel à la concurrence. Je suis convaincu qu’avec les nouvelles dispositions de la loi sur les hydrocarbures, notamment d’ordre fiscal, le domaine minier algérien, reconnu pour être très potentiel que ce soit en hydrocarbures conventionnels ou en hydrocarbures non conventionnels, est très attractif et offre aux compagnies pétrolières intéressées des opportunités certaines pour les investissements de recherche et d’exploitation des hydrocarbures.

Quels sont les premiers résultats de l'évaluation par Alnaft du potentiel algérien en gaz de schiste ?
Les différents travaux de recherche menés par l’entreprise nationale Sonatrah, seule ou en partenariat, ont démontré par le passé qu’effectivement le domaine minier national recèle un potentiel important notamment en gaz de schiste. Les derniers amendements apportés à la loi 05-07 sur les hydrocarbures ainsi que le développement des technologies de recherche et d’extraction de ce type d’hydrocarbures à travers le monde nous ont permis d’inclure ces derniers parmi les thématiques abordables de l’amont pétrolier. C’est ainsi qu’Alnaft a lancé des études régionales pour avoir une approche la plus précise possible du potentiel en gaz de schiste que recèle notre sous-sol. Bien que ces études ne couvrent pas l’intégralité du domaine minier national, il est à noter que les résultats partiels régionaux déjà donnés sont très satisfaisants, ce qui nous permettent d’être optimistes et encouragés à engager plus de travaux pour une meilleure identification et évaluation de ce potentiel. À titre indicatif, et pour revenir à l’essentiel de votre question, les volumes en gaz de schiste en place révélés par les résultats partiels des études menées sur 7 de nos bassins sédimentaires s’élèvent à environ 180 000 milliards de mètres cubes, soit 6400 TCF. Les volumes récupérables dépendront des coefficients de récupération propres à chaque gisement. Pour un  coefficient de récupération de 15%, le volume de gaz récupérable s’élève à 960 TCF (de l’ordre de 27 000 milliards de mètres cubes).