Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

A la une / Entretien

Entretien de la #RDL

Quand Daoud raconte "Zabor"

©D.R.

Après le succès de son “Meursault contre-enquête ” notre Kamel DAOUD revient avec un nouveau roman de fiction: “Zabor où Les psaumes”  entre fable et autobiographie, racontant l’histoire d'un jeune (en l'occurence Zabor)  se découvrant la faculté de prolonger la vie des gens en écrivant. Dans son livre Kamel Daoud rehausse le prestige de la femme au sein de la société victimes de l’inculture et l’ignorance de l’homme ce qui est tout à son honneur, il apparaît comme un philosophe averti qui se place en un visionnaire et un illuminé d’esprit. Bien sûr son livre fait l’objet de critique favorable par les médias étrangers, tant qu’il abonde dans le sens qui leurs sied. Et c'est lors du SILA  d’Alger qui vient de se clôturer que Kamel DAOUD  a accepté d'accorder à la Rédaction Digitale de "Liberté" (#RDL) cet entretien.

Entretien réalisé par Linda IKENE  & Doria ADMAN 

#RDL: Comment vous est-il venue l’idée du personnage de "Zabor" ?

Kamel DAOUD: De ma vie parce que c’est à moitié ma vie et d’un proverbe Algeriens qui dit ‘El medh ki Zabor ou ki daoud’, et qui veut dire ‘qui va te croire ça ne sert à rien d’écrire’, c’est un proverbe très fataliste, et c’est un personnage qui m’est venu à l’idée pour pouvoir répondre aux gens qui disent que ça ne sert à rien d’écrire ,  de lire ou de dessiner… etc. Donc ce personnage est né à partir d’un proverbe maghrébin. ».

Kamel Daoud lors de sa vente-dédicace au Sila (vendredi 03 novembre) /©Doria Adman 

Donc toutes les questions que se pose "Zabor" sur les différents aspects de la vie, comme la religion, la condition de la femme, sont-elles un clin d’œil autobiographique ?

Ce n’est pas un clin d’œil, c’est un regard dans les yeux.

On a pu remarquer tout au long de votre livre que "Zabor" réprimait les actes et les pensées discriminatoires vers une catégorie de femmes de notre société. Peut-on considérer que c’est une forme de féminisme ?

Bien sûr. Pour moi il faut redéfinir l’idée de féminisme.Je me considère féministe car ma liberté passe par la liberté des femmes. J’ai compris il y a quelques années que si la femme n’est pas libre dans la société, c’est que moi-même je ne suis pas encore entièrement libre. Mon féminisme est un féminisme égoïste et intéressé mais c’est un acte de libération et de liberté solidaire

On voit que le personnage de Zabor se sent concerné et très responsable de la vie des villageois au point de sacrifier la sienne et devenir un martyre, d’où vient ce sentiment de responsabilité ?

Cela vient de l’idée de ma conviction que lorsqu’on écrit, on est responsable ; on est responsable du sens qu’on donne d’une culture, d’une liberté...etc. Un livre n’est pas un loisir uniquement mais c’est également une nécessité culturelle, l’homme a toujours écrit pour narrer des histoires, non pas parce qu’il avait envie de se divertir uniquement, mais parce que c’était également nécessaire, quelque chose de vitale.

L'entretien à écouter en dessous:

Entretien réalisé par  Linda IKENE  & Doria ADMAN 

(#Nomad(EPAU)/#RDL)

 


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER