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A la une / Entretien

Malika Melouah, présidente de l’association « Amis de la vague verte» à "Liberté" :

« Tout est à faire dans le secteur environnemental » (Vidéo)

Ce vendredi 22 mai est, comme chaque année, célébrée en tant que «journée mondiale de la biodiversité ». L’occasion pour « Liberte-algerie.com » d’aborder le sujet de l’environnement. Ainsi, le samedi 16 mai dernier, a été marqué par l’inauguration de l’association « amis de la vague verte» à El Biar. Plusieurs personnalités se sont présentés à sa cérémonie de lancement, à l’instar du docteur Ahmed Djoghlaf, secrétaire exécutif de l’ONU pour la diversité et président d’honneur de l’association, le représentant du président permanent des Nation Unies à Alger, les représentants des ministres des Affaires étrangères et de l’Éducation, Issad Rabrab, président du groupe Cevital, ainsi que les responsables de plusieurs associations représentant la société civile. Liberte-algerie.com a rencontré la présidente des « amis de la vague verte», Malika Melouah pour partager avec les lecteurs les objectifs et les activités de son association.

Que pouvez-vous dire sur votre association ?

L’association « Les amis de la vague verte » est une association nationale, qui œuvre pour l’environnement. Elle a été créée en février 2014, mais son inauguration s’est faite le samedi 16 mai 2015, après avoir reçu le récépissé de la part du ministère de l’intérieur. C’est donc maintenant qu’on va faire notre programme pour commencer à activer.

Comment s’est passée la journée de l’inauguration ?

C’était l’occasion d’avoir notre Président d’honneur, qui est Ahmed Djoghlaf, et de réunir les 17 wilayas, que l’association compte. On espère avoir toutes les wilayas du territoire national.

Vous avez donc des bureaux dans 17 wilayas ?

Nous avons des représentants dans 17 wilayas, dont celle d’Alger, de Djelfa, Gherdaia, Tissemssilt, Ain Temouchent, Batna, Setif, Bordj Bou Arreridj, Tizi-Ouzou, Bejaia, Tipaza, Blida, Naama, Ain Salah, etc.

Sinon, quelles seront les activités des « amis de la vague verte » ?

On va surtout sensibiliser. Nous avons décidé de travailler surtout d avec les jeunes, et les écoles, que ça soit au niveau des primaires, les collèges et les lycées. D’ailleurs nous avons un partenariat avec le ministère de l’éducation. Le samedi 16 madame la ministre nous a envoyé une représentante, parce que l’avenir de ce pays c’est les jeunes, donc il faut travailler avec eux, on vise aussi les universités.

Parmi nos objectifs, la formation. On veut former aux métiers de la nature, et créer des clubs verts. C’est un vœu qu’on souhaite concrétiser, avec l’appui des autorités, surtout qu’avec les relogements ils y des espaces qui se libèrent.

Si on peut par exemple avoir un partenariat par exemple avec la wilaya d’Alger ou les autres wilayas, où chaque enfant qui rentre à l’école plante, dans chaque commune ou wilaya, un arbre dans un endroit qui va devenir plus tard un parc. Nous allons essayer également d’être partenaire avec le ministère de l’habitat pour qu’on pense à créer des espaces verts dans les nouvelles cités. Ces espaces vont devenir de convivialité, où les mamans pourront descendre leurs enfants jouer et respirer de l’air pur, et être en contact avec les autres voisins.

Nous ambitionnons aussi de préserver notre magnifique côte, d’ailleurs on l’a montré sur l’émission « Thalassa », qui est en bonne partie polluée. J’ai eu un rapport de certains plongeurs qui ont découvert des choses affreuses qui se passent surtout à cause des sachets. Si seulement on pouvait enlever cette mentalité de l’utilisation des sacs en plastique, quoiqu’on le fait tous. Moi-même ça m’arrive de m’acheter des légumes dans un sachet, mais pourquoi ne pas revenir aux bonnes anciennes habitudes telles l’utilisation du couffin, ou le petit filet que nos parents mettaient dans leurs poches.

Même le Sud est concerné, à Naama par exemple il y a un grand lac qui est pollué, et en me rendant sur place je n’ai pas trouvé d’espace vert, ni même de l’agriculture. On espère avec notre association faire aimer la nature aux gens, et apprendre aux gens à préserver leur espace en jetant les ordures à des heures fixes. C’est vrai que l’intérieur de leur maison est propre, mais l’extérieur aussi leur appartient donc il ne faut pas qu’ils oublient qu’ils ont en face d’eux des spectacles pas beaux à voir.

Est-ce que vous comptez faire des partenariats avec d’autres associations ?

Oui c’est très important d’avoir des partenaires à tous les niveaux, d’ailleurs le constat que j’ai fait je ne l’ai pas fait moi-même, c’est des plongeurs qui sont venus me voir me raconter ce qui se passe dans les ports d’Alger. C’est donc un constat qui a été fait par des professionnels, moi je ne suis pas plongeur, d’ailleurs j’ai une phobie de l’eau malheureusement (rire).

Dans l’association la plupart des membres sont ingénieurs en environnement ou en écologie… etc. C’est eux qui m’apprennent, moi j’essaye de les guider simplement, et puis la chance qu’on a c’est Ahmed Djoghlaf, c’est le mentor, c’est lui qui nous montre ce qui se fait ailleurs qu’on peut faire chez nous.

On voudrait également impliquer les gens de culte, c’est-à-dire les imams et le ministère des affaires religieuses pour que le vendredi il y ait des prêches où ils sensibilisent les gens à préserver et sauvegarder leur environnement

Vous allez donc célébrer ce vendredi 22 mai la journée mondiale de la biodiversité...

On espère qu’on aura le temps de préparer quelque chose, au moins pour marquer cette journée, mais le travail qu’on essaye de faire est un travail qui va se faire à long terme.

Comment se porte, selon vous , le secteur environnemental?

Actuellement ? Tout est à faire dans le secteur environnemental, pas à refaire, et cela dans tous les domaines. Il faut donc une mobilisation de tout le monde, il faut que chaque citoyen se sente responsable, parce qu’au train où vont les choses on va à la catastrophe. Je ne suis pas alarmiste, mais ce n’est pas normal qu’on néglige un secteur aussi important que l’environnement. C’est une sonnette d’alarme qu’il faut lancer, et en espérant que ça va changer surtout avec l’aide des jeunes. Moi je fais confiance aux jeunes algériens, franchement qu’on les mobilise pour une cause noble ils sont à fond.

Vous savez, il y a une chose aussi qu’on oublie a oublié chez nous c’est les plantes médicinales, qui devient à la mode maintenant en Europe.

Et la phytothérapie …

Oui voilà. Le projet que nous avons est de redévelopper les plantes médicinales, par exemple dans les régions où il y a le chômage et les terres agricoles. Nous pensons à développer ce secteur, pour ne pas se contenter de planter que de la pomme de terre, et la tomate. Dans un pays voisin on plante l’argan, qu’on pourrait planter en Algérie, en plus du cactus qui est une plante antirides magnifique. Tout ça on peut le faire chez nous, et on pense développer ce côté-là aussi.

Il y aussi le tourisme environnemental

Le tourisme écologique. J’ai cité le lac de Naama, car j’ai l’ai vu, mais les gens ne le connaissent pas, il y a un autre à El Ménéa. Quand on fait ce genre de tourisme écologique les gens vont découvrir, tout en entretenant l’environnement. Malheureusement le jeunes ne connait pas son pays, donc on va essayer de faire ça à travers notre page Facebook et le site web qu’on va lancer. On va donc filmer ces endroits, et organiser des rencontres pour faire du tourisme.

 

Imène AMOKRANE

@ImeneAmokrane

Publié dans : environnement,biodiversité

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1 réactions
népourêtrelibre le 22/05/2015 à 14h41

Dans le domaine de l'environnement le pays est loin... C'Est dans les mentalités des algériens que ca se déroule, il y a aussi l'État (s'il y en a un?) qui n'a rien fait. Aussi, c'est à l'école et à la maison qu'on apprend les bonnes choses et les bonnes manières. J'invite la président de l'association à se déplacer au port de SIDI FERRUCH pour voir de visu tout au long des rochers l'état des lieux à savoir plastique,bouteille et détritus provenant des gens à la mémoire rétrécie.

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