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Environnement

Échos

Reconstitution de la couche d’ozone : Pas avant 2060
Une nouvelle étude montre que le trou dans la couche d'ozone au-dessus du pôle Sud pourrait contribuer au lent réchauffement de la planète alors que l'on pensait qu'il avait plutôt tendance à la refroidir. Variable d’une année à une autre, il s’étend, en moyenne sur une superficie de la taille des États-Unis, du Canada et du Mexique réunis — 20 à 30 millions de km². Il apparaît lors des mois de septembre et octobre, ce qui correspond au printemps austral. Pour rappel, ce trou dans la couche d’ozone (amincissement de la couche) a fait parler de lui au début des années 1980. Cette anomalie est le résultat de l’accumulation dans l’atmosphère des chlorofluorocarbones (CFC). Depuis 1987, les produits à base de ce composé chimique qui servaient dans les systèmes de réfrigération et d’aérosol sont interdits en vertu du Protocole international de Montréal. Mais du fait de leur caractère persistant, ils ne disparaîtront que vers l’horizon 2060, selon la plupart des projections scientifiques.
L’étude des chercheurs américains de l'université Columbia (New York City), publiée dans Geophysical Research Letters, montre que ce fameux trou au-dessus de l'Antarctique aurait des conséquences sur l'atmosphère planétaire, non pas directement pour faire grimper la température mais en agissant sur les vents. Le résultat est l’inverse de ce qu’on croyait jusque-là ; la modification de ces vents de haute altitude éloignent les nuages de l’Antarctique et permet aux rayons solaires d'atteindre le sol pour le réchauffer plutôt que de le refroidir.
Kevin Grise, climatologiste à l'université de Columbia, explique que “quand le trou d'ozone apparaît au printemps dans l'hémisphère Sud, cela entraîne des modifications dans les vents de haute altitude à l'automne suivant”. La compilation de données depuis dix ans confirme cette théorie de déplacement des nuages. Les chercheurs estiment que cela va sans nul doute devenir un élément nouveau à prendre en compte pour modéliser le climat au moins dans l'hémisphère Sud.


Agro-carburants : Des essais prometteurs en Suède
L’expérimentation des biocarburants de seconde génération est en marche. Ces substitutifs au diesel sont issus de la gazéification de la biomasse (matières organiques pouvant devenir de l’énergie). Celui obtenu à partir de la pâte à papier est actuellement testé sur des camions en Suède. Pour rappel les carburants dits de seconde génération sont produits à partir de végétaux non comestibles comme le bois, les pailles de céréales et les déchets organiques. De ce fait ils ne rentrent pas en concurrence directe avec les besoin alimentaires comme c’était le cas pour la première génération à l’image de la production de l’éthanol issu de la culture de la betterave.
Le groupe Volvo met les bouchées doubles pour développer des moteurs adaptés au diesel synthétique mais aussi au biogaz et au méthanol. Leur introduction permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 75%.
Le site d’économie Novethic qui couvre régulièrement les évolutions de ces essais rapporte que c’est sur le DME (diméthyléther) que les ingénieurs et chercheurs de Volvo fondent le plus d’espoir. “C’est un carburant qui impacte très peu le climat. Il permet de réduire de 95% les émissions de C02. En outre, il n’émet aucune particule et c’est le biocarburant le plus efficace. Son taux de rendement est de 67%.”
Le DME était principalement employé comme gaz propulseur dans les bombes aérosols. Il est produit à partir de liqueur noire, un sous-produit de la fabrication de la pâte à papier. Une usine de gazéification de cette liqueur noire est en service à Pitea, dans le Nord de la Suède depuis 2010.
Si les essais sont concluants comme le suggère les premiers résultats, c’est l’Amérique du Nord qui a le plus gros potentiel de production (35 GW), suivie par l’Europe (20 GW) et l’Asie (17Gw). En Europe, la Suède arrive en tête avec un tiers de la production de pâte à papier, suivie par la Finlande (29%), l’Espagne (9,5%) et la France (8%).

R. S.


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