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  • Demi-finale retour de la ligue des champions africains: WAC 3-1 USMA (0-0 à l'aller)
  • Buts du WAC:El Karti (26′), Bencharki (54′ et 90'+3). Le but de l'USMA a été inscrit par Abdelaoui (67′)
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Transition énergétique Jean-Louis Borloo : en aidant l’Afrique, l’Algérie s’aiderait elle-même
L’invité du Club Energia du Forum des d’entreprises (FCE), Jean-Louis Borloo, ancien ministre français de l’Écologie, est constant quant au rôle que peut et doit jouer l’Algérie dans le développement des énergies recouvrables et le décollage économique de l’Afrique. Pour lui, l’Algérie pourrait dans peu de temps s’assurer une place de leader continental dans la transition énergétique. Pour cela elle doit totalement prendre sa place dans le grand projet mondial orienté sur l’accès à l’énergie pour tous. À quelques kilomètres des frontières sud de l’Algérie, des zones entières atteignent à peine 10% d’électrification. “L’Algérie doit impérativement prendre conscience de cette réalité qui peut être une véritable source de conflits à l’avenir.” Il a conclu son intervention en affirmant que “l’Algérie peut et doit se redéployer économiquement en Afrique et atténuer ces disparités. Une Afrique électrifiée à 80%, c’est 15% de croissance économique.” C’est pratiquement le même discours, les mêmes observations et les mêmes vœux qu’il avait exprimés lors de sa visite à Alger, il y a une année en novembre 2015, à la veille de la CoP21. “En Afrique, seulement 25% des populations ont accès à l’électricité. Le continent possède paradoxalement un grand potentiel en matière d’énergies renouvelables. Mais pour lancer un plan massif d’électrification, il faut des opérateurs et des subventions publiques de 10 à 20% afin que le prix soit soutenable. L’Algérie est un grand pays d’Afrique. Sur le plan politique, géostratégique, du savoir-faire et de leadership, elle est concernée par ce qui se passe au Sud, notamment en raison des grands flux migratoires”, confiait-il au site électronique TSA. Depuis, les choses n’ont pas sensiblement changé, au grand dam de notre pays.

Produits pétroliers : Le Maroc en passe d’éliminer toute subvention
Assurément, c’est une performance économique que le Maroc est sur le point de réaliser. Le royaume a réussi à éliminer toute subvention pour les  énergies fossiles dans les transports et l’électricité. C’est une performance rare pour un pays qui a toujours financé ce type de produits. De plus, la plus-value en termes d’image pour de respect de l’environnement est réelle puisque son programme des énergies renouvelables s’accompagne de la “suppression des primes pour les pollueurs”. Le Maroc importe plus de 90% de ses besoins en énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon) et la consommation d'essence, de fioul et de gazole était jusque-là subventionnée. Autre difficulté, au moment d’entamer la libéralisation en 2011, les prix étaient au plafond, plus de 110 dollars le baril et un rythme de croissance de la demande interne de 6% par an. Dos au mur pour en finir avec les subventions pour tout le monde sur plusieurs produits, le gouvernement d’Abdelilah Benkirane a eu peut-être la lucidité de choisir les énergies fossiles (excepté le gaz) au lieu des denrées alimentaires comme le sucre, les farines ou l’huile. En 2012 les compensations représentaient 6,5% du produit intérieur brut (PIB) -5 milliards d’euros- dont 86% étaient dédiées aux énergies fossiles. “Presque autant que le déficit budgétaire de l'époque ou l'équivalent de 45% de la masse salariale des fonctionnaires” (novethic). Les grèves des transports routiers et des chauffeurs de taxi ont été désamorcées par “des aides pour permettre aux professionnels de s'équiper de véhicules plus propres et surtout moins énergivores”. Boosté par la récente baisse des prix des hydrocarbures, le gouvernement a supprimé toute compensation en 2015. Il lui faudra s’attaquer au gaz. La bonbonne de gaz butane est utilisée par tous les foyers et les exploitations agricoles, ce qui rend le sujet plus sensible. Les compensations (bouteilles de gaz) s’élèvent à 1,5 milliard de dollars en 2015.

R. S.


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