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A la une / Environnement

Environnement

ÉCHOS

Changements climatiques : Donald Trump confirme
La nomination en tant que chef de la diplomatie américaine de l’ex-patron d’Exxon Mobil, Rex Tillerson, n’a pas été du goût de la commission des affaires étrangères du Sénat américain. Son audition de confirmation a donné lieu à une salve de questions allant jusqu’à soulever le conflit d’intérêt. Le nouveau secrétaire d’État américain est en effet un ex-dirigeant d’Exxon Mobil dont les positions climato-septiques sont du domaine public. Au lendemain de l’Accord de Paris sur le climat une motion voulant contraindre la compagnie pétrolière à adopter une politique limitant le réchauffement climatique à 2°C par rapport à la période préindustrielle n'a recueilli que 18,5% des suffrages exprimés par les actionnaires chez Exxon. Le rejet a également été massif pour une proposition portant sur la nomination d'un expert climat au sein du conseil d'administration, 21%. Ce n’était pas une surprise, Exxon Mobil est connue pour avoir longtemps nié et caché la réalité du changement climatique et ses conséquences. Le nouveau ministre qui n’a soufflé mot sur le climat dans son discours introductif a eu droit à des propos du genre : “S’il vous plaît ne mettez pas Exxon en charge du département d’Etat ! Exxon veut forer et brûler l’Arctique ! Cela va ruiner le climat et l’avenir de nos enfants.” Ses réponses aux nombreuses interrogations ne rassurent personne “le risque du changement climatique existe. L’augmentation de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère a des conséquences… elles peuvent être sérieuses”, se contentait-il de dire,   avant d’ajouter : “Mais notre capacité à prédire ces effets reste limitée…, les types d’actions à envisager sont encore en débat.” Sur les négociations climatiques, Rex Tillerson a estimé les États-Unis ne doivent pas quitter la table des négociations internationales tout en soulignant que c’est sa position personnelle qui peut être différente de celle du président.

Devant l’ampleur de la pollution de l’air : La Chine accélère sa transition énergétique
En chine, la pollution industrielle et automobile est devenue insoutenable sur les plans sanitaire, économique, environnemental et social. En effet les pics de pollution récurrents donnent de plus en plus lieu à une colère des populations qui risque de déborder les autorités. À la fin des années 2000, c’est le niveau de la consommation énergétique qui motivait l’introduction du renouvelable et de l’efficacité énergétique. Les efforts étaient concentrés sur le bâtiment qui pesait près de 30% de la consommation énergétique du pays et pouvait atteindre 40% en 2020. C’est ainsi que depuis 2014 tous les bâtiments publics et résidentiels neufs, construits par le gouvernement, doivent désormais répondre aux nouvelles normes imposées par la certification “3-Star System”. Désormais la contrainte a changé, le géant mondial n’a plus de choix en dehors de réduire au maximum sa consommation de charbon pour contenir la pollution. Le gouvernement chinois par l’entremise de l’administration nationale de l’Énergie annonce une allocation de 344 milliards d’euros aux énergies renouvelables et au nucléaire d’ici 2020. L’objectif est d’assurer les deux tiers de la croissance de la consommation d’énergie sur cette période par des énergies renouvelables et le gaz naturel. L’autre conséquence positive de cette décision est la création de 13 millions d’emplois (3,5 millions actuellement sur environ 9 à l’échelle mondiale).

Un froid glacial sévit sur l’Europe et la méditerranée : Un effet des changements climatiques ?
Des spécialistes du climat s’interrogent sur les origines du froid glacial qui sévit sur toute l’Europe et dont les conséquences sont ressenties sur toute la Méditerranée. Si certains écartent toute hypothèse d’un lien avec le réchauffement climatique global d’autres climatologues osent un lien tout en restant très prudents. Ce n’est pas la première fois que ce débat surgit. Pour eux, les vagues de froid “cycliques” seraient dues à la fonte de la banquise arctique qui entraîne de fortes modifications de la circulation atmosphérique dans l'hémisphère nord en hiver. “En 1979, début des mesures satellitaires, la glace couvrait environ 7 millions de km2 d'océan durant l'été. En septembre 2012, ce n'était plus que 3,4 millions de km2.” Le climatologue allemand Dim Coumou de l'Institut Potsdam pour la recherche sur le climat (PIK- Berlin), estime que “le lien est de plus en plus clair, je pense, même si la science n'est pas totalement fixée à ce sujet”. L’explication un peu trop technique est résumée par le professeur des sciences de la terre et de l'atmosphère de l'Université Cornell (New York) Charles Greene (Liberation.fr) : “Moins il y a de banquise arctique pour refléter les rayons du soleil, et plus la mer se réchauffe et accélère, à son tour, la fonte de la banquise. Cette situation modifie alors le ballet complexe qui se joue entre la mer et l'air, en l'occurrence l'oscillation arctique et l'oscillation nord-atlantique qui influencent directement le temps qu'il fait en Amérique du nord et en Europe.”

R. S.


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