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ÉCHOS

Pollution de l’air : Des colonnes Morris dépolluantes pour Paris
La ville de Paris va tester des colonnes Morris (un mobilier qui servait de support publicitaire urbain depuis le XIXe siècle) pour améliorer la qualité de l’air dans la capitale française. Au milieu du carrefour de la place d’Alésia fortement polluée à cause d’un trafic automobile intense dû au transit de plus de 72 000 véhicules par jour, des répliques de cette antique colonne Morris vont être équipées pour servir de puits de carbone. C’est à la multinationale Suez, leader en gestion des déchets et de l’eau qu’on doit l’initiative. Un accord avec la mairie de Paris permettra de tester ce dispositif. Le quotidien français Le Monde qui revient sur cette information, citant un expert de groupe rapporte que “le dispositif s’inspire d’une réaction biochimique naturelle des végétaux : la photosynthèse. Dans une colonne en verre remplie d’eau, des micro-algues vont fixer le gaz carbonique présent dans l’air, à l’aide d’un système de ventilation. À l’intérieur de cette sorte d’aquarium, ces organismes vivants composés de chloroplastes vont capter la lumière extérieure et celle créée par des barres de diodes électroluminescentes pour transformer le CO2 en dioxygène. L’air purifié est ensuite expulsé du puits de carbone vers l’extérieur.” La start-up Fermentalg qui a développé ces micro-organismes, ajoute qu’ils sont aussi “capables de capturer le dioxyde d’azote (NO2) rejeté par les pots d’échappement”.
Ce n’est pas tout. “À force d’aspirer du dioxyde de carbone, ces organismes vivants vont croître et se multiplier. Quand ils seront trop nombreux, le système prévoit d’évacuer la biomasse formée vers la station d’épuration la plus proche, par le réseau d’assainissement. Une fois traitées, les microalgues seront transformées en biogaz puis en biométhane (réseau de gaz naturel) pour chauffer les villes.” La future colonne Morris de la place d’Alésia qui mesure 4 mètres de haut et 2,5 m de diamètre, contient le bioréacteur d’un mètre cube qui permettra de fixer une quantité de CO2 équivalente à celle de cent arbres, soit une tonne de CO2 par an, selon le concepteur. Ce qui équivaut à “un aller-retour Paris-Washington en avion”. Pour les quantités de polluants de l’air – dioxyde d’azote et particules fines –, il faudra attendre la fin de l’expérimentation pour avancer des résultats. “On sait que ces micro-algues ont la capacité d’absorber ces polluants et globalement tous les oxydes de soufre, mais on ignore dans quelles proportions”, développe la cheffe du projet de Fermentalg, Marina Leterrier, citée par le même journal. Ce dispositif présenté lors de la CoP21 en décembre 2015 à Paris, a pris forme en janvier, avec déjà un premier test pilote.

R. S.


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