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A la une / Environnement

Environnement

ÉCHOS

Climat en 2100 : 300 jours de canicule mortelle par an
En ce début du mois de juillet, une vague de chaleur souffle sur une partie importante de l'hémisphère nord. Un tiers de la population mondiale est exposé à ces épisodes durant en moyenne 20 jours chaque année. Une équipe américo-britannique s’est penchée sur les liens entre fortes chaleurs et mortalité. Ils ont passé en revue la littérature scientifique sur les cas de surmortalité lors de vagues de chaleur entre 1980 et 2014 (revue Nature). En 2100, si rien n’est fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, trois quarts des habitants de la planète pourraient littéralement mourir de chaud. Des vagues de chaleur de plus de 300 jours toucheraient l'Afrique de l'Ouest, l'Indonésie, les Philippines, le nord du Brésil, le Venezuela, le Sri Lanka, le sud de l'Inde, le Nigeria... “Nous avons établi que les vagues de chaleur meurtrières sont déjà de plus en plus fréquentes au niveau mondial”, déclare Camilo Mora, professeur à l'université d’Hawaï et principal auteur de l'étude. Cela correspond au  scénario le plus pessimiste du Giec (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) avec un réchauffement global de 3,7°C. La mortalité dans ce cas est la conséquence de la température élevée et de l’humidité : “Quand il fait très chaud et très humide, la chaleur du corps ne peut pas être évacuée.” Mais même avec un réchauffement limité à +2°C d’ici la fin du siècle (Accord de Paris), “la moitié de la population serait mise en péril” et des villes comme Djakarta, Lagos, Caracas ou Manille seront des fournaises. Facteur aggravant dans tous les cas, le vieillissement de la population et sa concentration de plus en plus forte dans les villes, sujettes aux îlots de chaleur.

R. S.

Plan national des énergies renouvelables : Les inquiétudes du professeur Chitour
Dans un long entretien publié par le portail du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), le 6 juillet, le professeur Chemsdine Chitour exprime plusieurs inquiétudes sur notre modèle de consommation d’énergie, “le tout fossile de fait” et notre retard à rentrer dans une nouvelle ère. À propos du plan d’installation de 22 000 mégawatts adopté par le gouvernement il déclare : “Personnellement, je ne sais pas comment ces chiffres ont été calculés et comment cette ambition a été limitée à 22 000 MW. Pourquoi pas plus ? Je vais faire comme Antonio Gramsci, je suis pessimiste sur l’analyse du plan énergie renouvelable mais je suis optimiste quant à la possibilité qu’on puisse impulser une transition multidimensionnelle vers le développement humain durable. Force est de constater que jusqu’à présent nous n’en prenons pas le chemin. Le fameux appel d’offres n’est toujours pas été lancé. Je ne sais pas qui va s’en occuper, je demande à voir comment cela va se passer. Quand véritablement allons-nous enfin commencer ? On en parle depuis huit ans. Il faut savoir qu’une centrale solaire de 1000 MW, c’est la cadence minimale qu’il nous faut mettre en place…” Allant plus loin, il ajoute qu’il n’y a pas de vision d’ensemble, chacun fait ce qu’il pense être le meilleur dans son département ministériel sans prendre en compte la nécessité d’une synergie. Il n’y a pas d’ambition et surtout il y a un manque de pédagogie criant. Le citoyen qui doit appliquer cela par conviction est totalement out. Nous avons perdu assez de temps.

R. S.


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