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A la une / Environnement

Lutte contre les substances toxiques dans le commerce

La collusion entre l’industrie et l’autorité politique dénoncée

C’est connu, la science est la cible d’attaques dès lors qu’elle heurte les puissants intérêts industriels et commerciaux. Les domaines comme les industries du tabac, de la pétrochimie ou le secteur agrochimique sont les plus offensifs contre tous ceux qui mettent en garde sur la nocivité, santé ou environnement, des produits issus de ses secteurs. Le puissant lobby du charbon et du gaz de schiste aux USA arrose et finance toute la propagande climato-sceptique. Devant cet état de fait, une centaine de scientifiques internationaux ont signé une tribune dans le journal Le Monde du 29 novembre dernier pour alerter sur la nécessité de réduire notre exposition  aux “substances toxiques, que l’on trouve aussi bien dans des produits d’hygiène, des produits plastiques, des meubles, de l’électronique… Mais surtout dans notre alimentation (via les pesticides)”. Cet appel est lancé en direction de la commission de l’Union européenne pour agir.  “Jamais l’humanité n’a été confrontée à un fardeau aussi important de maladies en lien avec le système hormonal… La très grande majorité des scientifiques activement engagés dans la recherche des causes de ces évolutions préoccupantes s’accordent à dire que plusieurs facteurs y contribuent, dont les produits chimiques capables d’interférer avec le système hormonal”, lit-on dans cet appel.
Ces scientifiques soupçonnent la commission de Bruxelles d’être sous l’influence “des études financées par les industriels, comme le Conseil européen de l’industrie chimique, l’Amercan Chemistry Council ou le lobby Crop Life”, estime la  journaliste scientifique Stéphane Horel, cité par novethic. Pour cette commission “les perturbateurs endocriniens (…) peuvent être traités comme la plupart des substances [chimiques] préoccupantes pour la santé humaine et l’environnement”. Alors que pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS) “la méthode traditionnelle d’évaluation des risques des produits chimiques est inadéquate [pour les perturbateurs endocriniens]”. Devant ce qu’ils considèrent comme une catastrophe imminente, ces scientifiques s’insurgent contre  “des individus dans le déni de la science ou financés par des intérêts industriels déforment délibérément des preuves scientifiques afin de créer une fausse impression de controverse”. Ils concluent par la nécessité de créer “un groupe ayant le même statut international et les mêmes prérogatives que le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)” pour évaluer la situation et aider les décideurs à agir.


R. S.


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