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A la une / Environnement

Conférence de Paris sur le climat

Les banques et les multinationales françaises sous pression

Le gouvernement français fait tout pour que la 21e Conférence des parties (CoP21) débouche sur un accord international. La société civile et des écologistes demandent aux banques un retrait pur et simple du financement des énergies fossiles, à commencer par le charbon.
En décembre dernier, déjà, la Société générale sous pression annonçait son retrait d’Alpha Coal, un immense projet d’extraction et d’exportation de charbon au nord-ouest de l’Australie. La compagne orchestrée par les Amis de la Terre, Attac et le mouvement altermondialiste basque Bizi risquait de virer au boycott populaire pour la banque.
Les militants “de la justice climatique” ont bien saisi le rôle stratégique des banques internationales. Contrairement aux grandes firmes minières ou pétrolières, il ne leur demande pas de renoncer à l’objet de leur commerce mais de réorienter leurs activités vers des énergies propres ou tout au moins de ne pas s’engager dans les projets polluants.
Le résultat est sans appel, le désengagement des banques signe l’arrêt de mort de  projets jugés polluants. Les assemblées générales annuelles de BNP-Paribas, Société Générale et Crédit Agricole qui se tiennent à partir de ce mois de mai 2015 seront mises sous haute pression par les écologiques. Sur un autre plan, après les protestations sur le nucléaire, l’image des deux champions français de l’énergie, EDF et GDF-Suez prend d’autres coups. Elles possèdent une cinquantaine de centrales au charbon sur tous les continents.
Leurs émissions de gaz à effet de serre cumulées représentent la moitié de celles de la France. EDF et GDF espèrent même développer encore ces filières hors de l’Hexagone. Problème, l’État français est actionnaire majoritaire dans les deux entreprises respectivement avec 84 et 33%.
Un rapport publié le 19 mai 2015 par les associations Oxfam France et les Amis de la Terre (oxfamfrance.org) dénonce cette duplicité  “Alors que François Hollande parcourt la planète en multipliant les appels à action pour lutter contre le changement climatique, la France pollue allègrement à l’étranger via ses entreprises à capital public”.  Au total, les associations, qui ont collaboré avec l’université d’Oxford pour la réalisation de ce rapport, recensent 46 centrales au charbon directement pilotées par ces multinationales  françaises, 16 pour EDF et 30 pour GDF, lesquelles émettent chaque année 151 millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère, “l’équivalent des émissions du Vietnam et environ cent fois les émissions du Togo”, ajoutent les écologistes.


R. S.


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