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A la une / Environnement

Conférence des parties pour le climat

Les chances d’un accord contraignant incertaines

Le secrétaire d’État américain, John Kerry, a choisi le Financial Times, jeudi 12 novembre, pour annoncer qu’à Paris, “il n’y aura pas d’objectifs de réduction  juridiquement contraignants, comme cela avait été le cas à Kyoto”. La lourdeur et les difficultés dans les négociations entreprises depuis longtemps présageaient déjà de la nature des désaccords entre les principaux acteurs pour trouver un accord qui réponde à l’objectif des Nations unies, à savoir contenir l’élévation de la température à moins de 2 degrés à la fin du siècle.

Une pré-CoP mitigée
Les résultats du round de Bonn en Allemagne, tenu du 19 au 23 octobre, rendent compte des difficultés à surmonter. Le groupe dit des 77 (134 pays du Sud) + la Chine a violemment protesté contre le texte présenté par la présidence de la session, estimant que leurs demandes avaient disparu, dont la reconnaissance de la responsabilité différenciée dans le réchauffement et une aide internationale publique. Le nouveau texte, sorti de cette réunion, porté de 20 à 55 pages qui tente de réintégrer les thématiques d’atténuation, d’adaptation et d’engagements financiers publics des pays industrialisés, est un patchwork d’options, parfois totalement contradictoires ; 1500 phrases non consensuelles ont été mises entre crochets pour présenter le texte final dans les délais. “Les négociateurs n’ont fait aucun compromis. Ils attendent le moment final”, déclarait Laurence Tubiana, envoyée spéciale de la France pour préparer la COP21.
Maintenant que la date de la CoP21 approche, les principaux pays émetteurs affinent leurs positionnements. La chine et les Etats-Unis responsables de près de la moitié des émissions de gaz à effet de serre (GES) n’ont jamais caché leur réticences à un accord juridiquement contraignant. De plus, l’Administration Obama veut éviter la forme du traité pour ne pas engager une épreuve de force à l’issue incertaine avec le Congrès. Non seulement les traités sont obligatoirement soumis au Sénat mais leur approbation requiert une majorité qualifiée (deux tiers) alors que le Sénat est sous le contrôle des républicains. De nombreux candidats à l’investiture républicaine pour la présidentielle de 2016 sont sur des positions “climatosceptiques”.
Lors de la pré-CoP qui a réuni 70 pays, le 10 novembre la délégation américaine “soutient le principe d’un accord partiellement juridiquement contraignant”, qui prévoit des contraintes sur le suivi des promesses faites par les pays, mais pas sur les objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Pas de sanctions et pas d’organe de règlement mais une revue dans l’état des lieux prévu dès à présent tous les cinq ans.

R. S.


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