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A la une / Environnement

Gestion et traitement des déchets

L’ouverture du marché semble incontournable

Trop de temps a été perdu, pourtant l’état des lieux nécessite un traitement d’une extrême urgence. Pour un responsable de l’AND (Agence nationale des déchets), les pouvoirs publics doivent cesser la politique de la fuite en avant. “Chaque responsable qui vient croit résoudre le problème du ramassage et de l'élimination des déchets par l'annonce de mesures spectaculaires, comme la généralisation des incinérateurs ou l’utilisation des chemins de fer, c'est ainsi qu'a été, dans les faits, abandonné le programme national de gestion intégrée des déchets pour lequel on a déboursé des millions en devises”, ajoute notre interlocuteur. Pour lui, l’argent n’a jamais manqué, le secteur a été doté de 6,7 milliards de dollars dans le plan quinquennal 2010-2014
Plusieurs pays émergents ou en développement ont vérifié, à leurs dépens, que la gestion des déchets managers dans les grands centres urbains n'est pas simplement une affaire financière et d'addition de moyens, même si cela est important. Pour les experts du domaine, il s'agit du management et du savoir-faire d'une branche de l'économie moderne qui considère que quel que soit le déchet produit, il a d'abord une valeur économique. C'est ainsi que les schémas directeurs mis en place et exécutés dans l'Union européenne permettent de récupérer 39% des déchets produits (50% en Scandinavie). Il y a mieux. À l'horizon 2020, la ville de San Francisco qui récupère déjà 80% de ses déchets (entre recyclage et compostage) se fixe l'objectif de “zéro déchet non recyclé ou composté” pour éviter d'utiliser des décharges ou des incinérateurs, très polluants !

Promouvoir une autre gestion
On est loin, même très loin. La déclaration que “l’Algérie se prépare à l’objectif zéro déchet à l’horizon 2030” de la directrice du CNTPP (Centre national des technologies plus propres), Fazia Dahlab, lors de l’atelier national de restitution du diagnostic de l’état des lieux des modes de consommation et de production durables (MCPD), le 21 septembre dernier, semble particulièrement décalée. L’aménagement de CET et leur gestion aux normes universelles fait partie de la chaîne de gestion intégrée des déchets urbains. La transition vers moins de déchets mis en décharge est non seulement possible (communication, tri, réutilisation, revalorisation…), mais c’est un impératif économique et environnemental. Bien géré, le CET subit en fin de vie une réhabilitation (plantation d’arbres, aire de loisirs...) qui restitue au site un meilleur paysage.
Le recours temporaire au savoir-faire de firmes internationales est une option qui semble de plus en plus incontournable, du moins pour les grands centres urbains. Dans de nombreux pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, pour rester dans la région, les appels d’offres sont ouverts aux opérateurs dans le domaine. Sita El-Beida, filiale de Suez Environnement, et l'espagnol Althenia Sando vont prendre le relais de l’actuel prestataire Tecmed Maroc pour la collecte et la gestion des déchets urbains de la grande ville de Tanger. La ville ne voulant pas renouveler le contrat qui la liait à Tecmed pour insuffisance, l’appel d’offres, pour une période de 7 ans, a été remporté par les multinationales française et espagnole. La bonne gestion implique la transparence et la fin des monopoles. Une chose est sûre, pour un secteur aussi sensible, la justification d’une qualification avérée pour concourir aux appels d’offres doit être de mise. Les déboires de la ville du Caire qui a confié cette tâche à des entreprises sans envergure est aussi à méditer.

R. S.


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