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A la une / Environnement

Propagation du virus Zika

Un monde sans moustiques est-il possible ?

Avec l’apparition du virus Zika, qui a déjà touché 1,5 million de personnes au Brésil (les projections donnent une contamination de 4,5 millions en 2016), la vieille question de l’éradication des moustiques revient. À l’actif des espèces qui transmettent à l’homme des virus ou bactéries mortels, on compte le paludisme qui tue encore environ un demi-million d’humains sur deux millions infectés chaque année, la dengue, la fièvre jaune et le chikungunya. La tentation de supprimer les moustiques est une éventualité souvent invoquée et parfois envisagée (Amérique du Sud) d’autant qu’ils sont les plus meurtriers sur terre. A ce titre, une compilation d’études sur la période 1950-2000, faite par (passeurdesciences.blog.lemonde.fr), montre qu’en moyenne, annuellement, ces insectes sont responsables de 745 000 décès, les humains eux-mêmes (guerres…) viennent en deuxième position avec 425 000 (50 000 par les morsures de serpents et 25 000 par la rage). Dans les faits, sur les 3 500 espèces de moustiques recensées, près d’une centaine pique les humains pour aspirer du sang qui permet le développement de leurs œufs ; c’est exclusivement les femelles qui piquent. Mais il n’y a que peu d’insectes qui portent et transmettent des virus dangereux pour l’homme (6%). Les obstacles pour un monde sans moustiques sont surtout du domaine des impacts écologiques. Quel va être l’impact sur de nombreux écosystèmes et surtout sur la chaîne alimentaire dans la mesure où d’autres espèces sont des prédateurs d’insectes dont les oiseaux ou des poissons quand les insectes sont à l’état de larves ? Le rôle des insectes dans la décomposition de déchets organiques est aussi à prendre en considération. Au delà de la faisabilité technique et des risques sur la biodiversité par l’épandage massif d’insecticides ou même les modifications génétiques (stérilisation), l’étude se termine par un questionnement, à savoir: peut-on supprimer des espèces entières, aussi meurtrières soient-elles, quand les humains eux-mêmes constituent un danger pour la nature dans son ensemble ?


R. S.


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