Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

A la une / Environnement

Environnement

Un pré-bilan contesté

Le document de 126 pages préparé par l’Agence nationale à l’aménagement et à l’attractivité des territoires (ANAAT) est loin d’être approuvé comme une base de travail par les différents ateliers de ses assises à cause fondamentalement des approximations dans les données. Mais il n’y a pas que cela.
Dans sa partie motivation, le document accorde une place prépondérante à la conjoncture financière  en énumérant les déséquilibres qu’elle induit sur le déficit de la balance commerciale, de la balance des paiements, des déficits publics...
Par contre, la contrainte statutaire édictée dans l’article1 “le schéma national d’aménagement du territoire (SNAT) fait l’objet d’évaluations périodiques et d’une actualisation tous les cinq ans.” fait l’objet d’un survol sommaire.
Les rédacteurs du document évoquent les raisons de ce manque en page 3 : “Il est important de souligner que le présent document ne constitue pas un rapport d’évaluation. Le temps imparti à son élaboration et l’information disponible ne le permettent pas”, ajoutant même : “Bien plus, il est nécessaire de relever que les objectifs du SNAT n’ont pas été chiffrés ou n’ont pas donné lieu à un chiffrage qui aurait permis la quantification de ses objectifs”, avant de continuer plus loin : “Plus généralement, le schéma n’a pas abordé la problématique importante du système d’informations nécessaire à la mesure de ses objectifs, au suivi de sa mise en œuvre et à son évaluation”, et de conclure : “Dans cette situation, l’évaluation devient souvent problématique, celle-ci ne pouvant donner lieu qu’à une évaluation ‘qualitative’ dont l’inconvénient majeur est qu’elle comporte le risque d’être subjective”.
Finalement, la méthodologie proposée revient à évaluer “la contribution de la dynamique de chacun des secteurs stratégiques de l’économie nationale à la réalisation des grands objectifs du SNAT”. C’est d’une clarté sans tache s’il s’agit d’une simple revue des secteurs de la vie économique qu’on va ensuite superposer aux objectifs du SNAT. Tout ça pour ça !
Comme les statistiques disponibles sont partielles et parcellaires, il est de la plus grande difficulté de restituer un état des lieux conforme, quelque peu, à la réalité.
Ce qui a donné lieu à la contestation par tous les secteurs des chiffres qui leur ont été attribués. Par exemple,les auteurs du rapport donnent un tableau intitulé “Structure sectorielle de la croissance 2004-2012” avec comme source “calculs des auteurs”.
On note dans ce tableau que l’agricul- ture participait à la croissance à hauteur de 1,1% en 2012 (0,3% en 2004), l’industrie 0,3% en 2012 (0,2% en 2004), les hydrocarbures
-1,3% en 2012 (1,2% en 2004), le bâtiment 1,4 en 2012 (0,7% en 2004).


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER