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A la une / Environnement

Tapis végétal de la planète

Une étude à contresens des idées reçues

Une étude internationale révèle que notre planète est plus “verte” que l’on ne pensait. Ainsi les régions arides recèlent d’importantes zones boisées, ce qui fait “bondir” le couvert forestier mondial de 10% de plus que les estimations admises.
Cette annonce a été faite le 12 mai 2017 par une équipe internationale de chercheurs dans la revue Science (science.sciencemag.org). Une bonne nouvelle, en somme, dans une actualité dominée par les atteintes à l’environnement et les lourdeurs institutionnelles pour prendre un chemin vertueux pour la planète. Cette révision à la hausse tient aux forêts des zones arides, jusqu’alors mal inventoriées. On sait que le couvercle forestier mondial s’étend sur 30% des terres émergées, soit quatre milliards d’hectares. C’est les luxuriantes forêts tropicales, les forêts boréales et des régions tempérées du globe. On sait désormais aussi que les régions arides (là où l’évaporation est supérieure aux précipitations annuelles, 40% de la surface continentale) comptent pour au moins 10% des formations forestières qui contribuent à “élargir” le poumon de la Terre. Ces terres sont situées principalement dans la savane soudanaise, les forêts et prairies en Amérique du Sud, les steppes en Europe de l’Est et dans le sud de la Sibérie, ainsi que des prairies au Canada et les régions “hyperarides”, où domine le désert, notamment du Sahara et d’Arabie. C’est bien sûr dans la première catégorie, la moins aride, qu’on trouve la majorité des peuplements boisés. “Nos travaux doivent surtout conduire à mettre en place des programmes de conservation et de restauration du couvert boisé des régions pauvres, qui peuvent jouer un rôle important dans la lutte contre le changement climatique, la désertification et la perte de biodiversité”, précise un chercheur qui a pris part à l’étude. De son côté, la FAO estime qu’environ 2 milliards de personnes vivent dans ces territoires déshérités, où les arbres fournissent fruits et feuilles pour la nourriture et pour le fourrage des animaux, en même temps que le bois de cuisson et de chauffage. Les peuplements d’acacias, d’eucalyptus ou de baobabs mis au jour sont un bien précieux, à préserver et non à dilapider.

R. S.


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