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#EspacesLibres / Actualités

Tablette des Haltes (acte 25)

D'Archimède à Ibn Haythem

©D.R

Un problème se pose, la priorité est la recherche des solutions pour le résoudre. C'est facile de l'affirmer, mais concrètement, c'est presque le néant, surtout actuellement.

Lorsque les demandes sociales engendrent des découvertes à l’échelle mondiale. L'histoire de l'humanité regorge d'exemples le confirmant. Le professeur algérien, Ahmed Djebbar (installé en France depuis les années 90) en a donné un aperçu lors de son intervention, il y a quelques jours, sur les ondes de l’émission radiophonique animée par l'islamologue algéro-français, Ghaleb Bencheikh, « Questions d’Islam », sur « France Culture ». Le mathématicien, considéré comme l'un des meilleurs spécialistes de l'histoire des sciences musulmanes au monde s'est étalé, entre autres, sur l'un des nombreux points reliant la civilisation grecque à la musulmane. Un "angle" à plusieurs enseignements.

Le professeur est ainsi revenu sur un évènement qui s'était passé au 9e siècle. A l'époque Byzance était la seule puissance qui résistait encore à l’empire musulman. Pas sur terre mais par mer. Un véritable os pour la puissance mondiale que représentait la cité islamique. Pour battre cette puissance byzantine il fallait trouver une solution aux problèmes. Comme le relate Ahmed Djebbar, des scientifiques musulmans ont réussi à convaincre les chefs politiques et militaires de l'époque de se fier sur le travail d'Archimède (287 (Av J-C) - 212 (Av J-C)), grand mathématicien et ingénieur militaire de la ville grecque de Syracuse. Ils se sont rappelés l'histoire rapportée par plusieurs sources, et depuis 1000 ans auparavant. Il s'agissait du miroir ardent qu'aurait conçu Archimède pour brûler les bateaux romains qui encerclaient sa ville.

Malgré leurs recherches, qui ont duré longtemps, les scientifiques musulmans n'avaient rien trouvé. Ils avaient ainsi découvert que finalement cette histoire autour du celui dont le nom est éternellement lié à la Mécanique des fluides n'était qu'une légende. Ce n'était pas le seul résultat obtenu. Les scientifiques de l'empire musulman ont travaillé  "à partir des écrits qui étaient des prolongements de ce qu'aurait fait Archimède" précisera le Professeur. Et Ahmed Djebbar d'ajouter "et c'est comme ça qu'une branche de l'optique s'est développée, à Baghdad d'abord, et puis dans plusieurs villes de l'empire musulman". L'essor qu'a pris cette science grâce à l'empire musulman dépasse de très loin le simple "développement". Les progrès "extraordinaires" réalisées à partir des recherches lancées au 9e siècle sont bien perceptibles à ce jour. D'ailleurs, pour l'histoire, celui qui est considéré comme le père de l'optique n'est autre que Ibn Haythem (Alhazan) (Bassora, 965 – Le Caire, 1039).

Une vraie leçon octroyée par le brillant professeur. Faire le constat de l'existence d'un problème est facile, critiquer la situation en découlant est à la portée de n'importe qui, mais proposer des solutions est l'apanage des éclairés. Une catégorie de personnes qui, en Algérie, mérite vraisemblablement une véritable campagne de...recherche.

Alors, quelles sont vos solutions?

Lire:

Tablette des Haltes (acte 24)

Salim KOUDIL

@SalimKoudil


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