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#EspacesLibres / Actualités

Conférence mondiale sur « Les religions, les Croyances et les Systèmes de Valeur" à Genève

Lakhdar Brahimi appelle à ce que l’égalité des droits de la citoyenneté soit appliquée aux Palestiniens

©Centre de Genève

L’ancien ministre des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi,  est intervenu à la Conférence mondiale sur « Les religions, les Croyances et les Systèmes de Valeur: Conjuguer les Forces pour promouvoir les Droits de Citoyenneté égaux pour Tous » qui s'est ouverte (au Palais des Nations de Genève, Suisse) lundi passé, et s'est clôturée ce jeudi, pour afficher son soutien aux organisateurs et aux participants à cet événement d'envergure mondiale. Le diplomate algérien a notamment demandé, lors de son intervention, que l’on veille à ce que le concept de droits de citoyenneté égaux pour tous soit appliqué avec une attention particulière aux Palestiniens. C'est ce qu'indique un communiqué du Centre de Genève (Centre de Genève pour la promotion des droits de l'homme et le dialogue global) reçu par la Rédaction Digitale de "Liberté" (#RDL). Ainsi la même source indique que Lakhdar Brahimi a affirmé qu' "Il faudra tenir compte du sort des palestiniens lors de l’implémentation des décisions prises aujourd’hui et quand vous œuvrez de concert en vue de la promotion de cette magnifique idée des droits citoyens égaux pour tous" .

L'ancien ministre algérien était parmi les intervenants du panel autour des droits citoyens égaux dans le contexte de groupes sociaux vulnérables -désavantagés- discriminés, notamment les migrants, les réfugiés et les personnes déplacées à l’intérieur de leur pays. Après avoir a félicité Son le Prince El Hassan pour son discours, M. Brahimi a réitéré la nécessité d’inclure la question de la Palestine dans les délibérations de la conférence. Il a noté à cet égard que les sujets abordés par les panels étaient très pertinents pour la situation des Palestiniens,« traités comme des étrangers dans leur propre pays».

Lire également l'article de "Liberté": "L’égalité des droits de la citoyenneté pour concrétiser le vivre-ensemble" en cliquant ICI

L’intervenant a rappelé sa déclaration au Conseil de sécurité de l’ONU d'il y a une année, presque jour par jour, lors d’un briefing sur « La situation au Moyen Orient, y compris la question palestinienne », et dans laquelle il avait déploré le fait que « Gaza est un grand camp de concentration », en condamnant fermement le sort et les souffrances subies par le peuple palestinien.

 Concluant son intervention Lakhdar Brahimi a encouragé les participants à « tenir compte du sort des palestiniens lors de l’implémentation des décisions prises aujourd’hui et quand vous œuvrez de concert en vue de la promotion de cette magnifique idée des droits citoyens égaux pour tous. ».

A noter que cette Conférence mondiale a été organisée par le Centre de Genève (Centre de Genève pour la promotion des droits de l'homme et le dialogue global), en collaboration avec la Commission internationale catholique pour les migrations, le Conseil œcuménique des Églises, le Forum de la pensée arabe, le Conseil mondial des Chefs religieux, l’association «Bridges to Common Ground» des États-Unis et le Centre européen pour la paix et le développement.

Quand Idriss Jazairy évoque "la «magie de Karakorum"

Comment évoquer l'organisation sans citer la pierre angulaire de cette Conférence, qui n'est autre que l'ex ambassadeur algérien à l'ONU et directeur exécutif du centre de Genève, Idriss Jazairy. Au four et au moulin,  le rapporteur spécial en modérant la séance d'ouverture avait cité la «magie de
Karakorum», une ancienne ville de la Mongolie actuelle où, il y a neuf siècles, se réunissaient mensuellement des bouddhistes, des chrétiens et des sarrasins (englobant tant les juifs que les musulmans "perçus comme étant au même titre des tribus sémites aux traditions similaires à telle enseigne qu’ils étaient confondues dans l’esprit des gens"). Il a tenu à mentionner qu'aucun de ces groupes n'avait tenté à l'époque d'imposer ses règles aux autres. Ils délibéraient tous à partir du même document de base, le "Yasa", le Code de Dignité mongol. Cette évocation d'Idriss Jazairy était une belle introduction pour parler de la dignité pour tous, l'objectif même de la Conférence mondiale. Aux côtés du Dr Hanif El Qassim, Président du Conseil du Centre Genève, l'ex-ambassadeur de l'Algérie à l'instance onusienne, s’est pris à penser que la Genève internationale pourrait devenir le porte-drapeau de la «magie de Karakorum».

Le Cheikh Khaled Bentounes, Chef de la Tariqa Alaouiya et Président de l’Association Internationale Soufie Alawiyya (AISA), était également présent à la Conférence. Lors de son intervention il a réitéré l’importance de la paix, remarquant que "la paix doit être un moyen de transformer nos consciences pour humaniser et pour harmoniser le monde dans lequel nous vivons. Il ne peut y avoir d’avenir que si religieux et non religieux,croyants et non-croyants, nous nous transformons tous en témoins et porteurs de paix". Cheikh Bentounes (également l’initiateur de la Journée internationale du vivre ensemble en paix), est revenu sur la question de l'éducation en posant une question qui devrait faire réfléchir plus d'un: "On a créé des académies militaires mais pas d’académies de paix. On enseigne l’art de la guerre, de la stratégie militaire, mais enseigne-t-on la paix?” avant d'ajouter "la paix n’est pas uniquement l’absence de guerre. C’est une réalité sensible qui touche aussi bien autrui que l’environnement. Elle est au coeur de la réflexion, de l’action, de la méditation."

Salim KOUDIL

@SalimKoudil


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