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Le Signe, le Signifié et la Signification

©Omar Bairi

« Un Art vivant ne restaure pas les œuvres du passé il les continue ».

Auguste Rodin

 

     Interroger l'objet, c'est aussi, au-delà de sa forme ou de son sens, interroger le temps notre rapport à l'origine, au passé, au devenir. Nulle part cependant, cette question ne se pose de façon plus cruciale que dans l'acte de conserver ou restaurer une œuvre.

     L’art n’est pas uniquement une façon de manifester le passé à travers la restauration fidèle de celui-ci à travers le présent dans lequel nous vivons, mais un mouvement, un geste pour glorifier cette histoire, ce patrimoine matériel et vérifier ce passé. Un héritage qui est le nôtre, coulant telle une rivière à travers les différents âges. L'art vient épouser les formes de cette rivière d'héritage, coulée à la vitesse de ses flots. L'art est là pour s'inscrire dans un processus, non seulement pour la préservation d'un lègue mais aussi pour le transmettre à des générations futures à travers des interventions du présent.

     L'art, ayant une définition plus profonde que celle de l'opinion publique qui la réduirait à un simple folklore ou à un fantasme de l'humain. L'art est une symbiose de savoir-faire, c'est un moyen, une méthode, une démarche qui permet de lier deux entités temporelles, le passé et le futur à travers le présent. N’est-il pas temps de faire renaitre ce patrimoine dit obsolète ?

     Par quoi tout a-t-il commencé ? Conserver, ou restaurer ? L'homme, dans une société de pénurie, tend d'abord à conserver son patrimoine, à garder, à préserver ce dont il a l'usage. Et, si cet usage est hypothéqué par un des avatars de l’objet, à le réparer, restaurer, afin qu'il continue à remplir son rôle.

     Ainsi les choses deviennent moins claires quand émerge le souci esthétique. La Renaissance italienne par exemple s'éprend ainsi du Beau que lui lèguent les Antiques, un beau d'autant plus précieux qu'il transcende le temps, les époques barbares, pour témoigner d'un âge d'or. Un âge qu'on veut faire renaître, ainsi faisant le parallèle avec notre patrimoine ottoman en l’occurrence la Casbah d’Alger, nous remarquerons d’ores et déjà que le registre de l’esthétique n’est plus le même, passant ainsi d’un Beau et de ses canons prédéfinis à une esthétique basée sur une stratification culturelle, que malheureusement nous oublions.

 N’est-il pas temps de faire renaitre ce patrimoine dit obsolète ?

     Je dirais en finalité que les situations du passé en plus des traits innés ont créé une vision individualiste chez l’être humain, ainsi il se doit de transcrire cette vision à travers un art et une architecture qui crée le lien entre ce qui fait de lui ce qu’il est, en l’occurrence son patrimoine, et comment sa vision marquera la suite s'inscrivant ainsi dans ce qu' une continuité temporelle, respectant ainsi la mémoire et l’identité d’une œuvre et d’un lieu.

Sami Adlen AMIROU

Partenariat Réd-DIG-"Liberté"(#RDL)/NOMAD (EPAU)

 



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