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#EspacesLibres / Actualités

#EspacesLibres

L’échange, un moyen de connaître l’autre et de se connaître soi-même

AIESEC est une organisation, apolitique, à but non lucratif, entièrement gérée par des étudiants et par de jeunes diplômés. Elle a été créée en 1948 juste après la 2 ème guerre mondiale dans un but bien précis : celui de faire régner la paix dans le monde et de développer le potentiel humain ! Mais, la question qui se pose est : comment peut-on réaliser un tel objectif ?
Pour répondre à cette question, Il faudra analyser la situation d’alors et donc en poser une autre : qu’est ce qui a été à l’origine de la 2 ème guerre mondiale ?
Certes, les causes sont légions et ne font pas l’objet de cet article cependant parmi les plus importantes, deux en particulier attirent notre attention : les divergences entre les vainqueurs de la 1 ère guerre mondiale et la peur d’autrui longtemps alimentée par les dires et les jugements du lendemain d’une guerre pas très éloignée dans le temps; en psychologie des préjugés et de la discrimination, la divergence et le peu de contact (ou un contact négatif) avec l’exogroupe (ce qui correspond ici aux pays défavorisés lors des différents traités de l’après-guerre) génèrent un sentiment d’inconfort voire une perception de menace et donc une tension en faveur des conflits.
Par conséquent, on voit clairement que les préjugés, l’intolérance et le communautarisme peuvent être à l’origine de discordes …
Ce qui nous permet de répondre à la première question : pour éviter qu’une pareille situation puisse se reproduire, l’AIESEC met à la disposition des jeunes d’aujourd’hui tous les moyens nécessaires pour créer un environnement favorable où toutes les nationalités peuvent se réunir pour discuter de leurs cultures et de leur philosophies tout en participant à des projets divers leurs permettant de développer leur leadership; du Global Volunteer, qui ouvre les portes du volontariat et de l’impact social, au Global Talent et Global Entrepreneur, qui les invitent au monde professionnel, en passant par le Local Volunteer et le YouthSpeak Forum, qui leur donnent l’occasion de changer les choses dans leur propre pays, les opportunités qu’AIESEC propose semblent infinies.
Dans la suite de cet article, on s’intéressera à une de ces opportunités qui nous rappelle ces bons vieux souvenirs où nos grands-parents se faisaient les chantres de l’hospitalité et du fameux « Karam» algérien; vous l’avez deviné, on parle du concept de « famille d’accueil », les étrangers qui voyagent avec l’AIESEC sont, pour la plupart d’entre eux, hébergés chez des familles d’accueil pour mieux s’imprégner des traditions locales.
L’Algérie a toujours été une terre d’hospitalité, on le voit partout : dans l’Histoire, dans nos contes ou encore dans notre quotidien à travers ce qui reste de nos traditions, cependant aujourd’hui les gens ont peur de l’étranger, le racisme prend racine dans les collectivités et la discrimination gagne de l’ampleur, sans compter que la venue de chaines télévisées animées par d’ardents propagandistes ne fait qu’empirer les choses et comme on l’a déjà vu, plus haut, la peur engendre les conflits …
Je vous ferai, donc, part de mon témoignage puisqu’on a eu la chance d’héberger dans notre famille, quatre participantes étrangères, ce qui a d’ailleurs changé ma vision des choses !
Le plaisir de recevoir des gens venus de tous les horizons est indescriptible, ça permet à votre esprit de voyager, non seulement dans les pays de vos interlocuteurs, mais aussi dans le vôtre, dans vos pensées, ça vous permet également de comprendre des points de vue qui vous sont totalement
inconnus, inexplorés, et d’expliquer les vôtres dans une atmosphère de tolérance et de paix.

J’ai appris à sortir de ma zone de confort, à essayer de changer les choses et surtout à me demander : si ceux, venus d’ailleurs, aiment l’Algérie, ses traditions et ses coutumes aux innombrables aspects, ses ruelles et son architecture séculaires, sans oublier la gentillesse et la cordialité de son peuple, si les étrangers se sentent chez eux en Algérie, qu’est ce qui fait que nos jeunes se sentent étrangers en leur propre pays?
On a toujours vécu ici, on a reçu des idées depuis notre enfance sans pour autant les questionner, ceci a fait du cerveau de la jeunesse algérienne un cerveau anesthésié, assommé par un martèlement idéologique incessant, celui du désespoir et de l’appréhension, on nous dit souvent que l’Algérie est
une cause perdue, moi je dis qu’Hiroshima était une cause perdue pourtant ça n’a pas empêché les japonais d’en faire l’un des principaux centre industriels et portuaires de l’ouest du japon. Mais quelle serait la solution dans notre cas?
Descartes l’exprime si bien : « Pour toutes les opinions que j’avais reçues jusqu’alors en ma créance, je ne pouvais mieux faire que d’entreprendre une bonne fois pour toute de les en ôter, afin d’y remettre par après ou d’autres meilleures ou bien les mêmes, lorsque je les aurais ajustées au niveau
de la raison ».
Apprenons à faire nos propres expériences avant de juger, à nous ouvrir au monde et à le comprendre et surtout à rebâtir une Algérie consciente et plus forte, et comme le disait Si Tayeb El Watani : « Il n’y aura d’état que lorsque le peuple prendra conscience et que cet état émanera de lui ».


Soraya MEZGHICHE

Partenariat Réd-DIG-"Liberté"/AIESEC


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