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L'Enfer! C'est ici ou ailleurs ?

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Diplôme en mains, la grande question qui marquera un tournant décisif dans notre avenir se pose : poursuivre ses études à l'étranger et tenter par la même occasion de décrocher un poste et se faire une situation ? Ou bien, rester et essayer de faire une carrière voir se lancer à son compte ici, dans notre Pays?

J'ai toujours eu l'intime conviction que le milieu dans lequel on évolue à une grande incidence sur notre devenir et sur notre évolution; Je suis née et j'ai vécu une partie de mon enfance à l'étranger, là ou mes parents se sont rencontrés et se sont mariés. Chacun d'entre eux est parti très jeune pour poursuivre son cursus universitaire au-delà des frontières nationales cumulant des formations et des expériences dans plus d'un pays, ce goût prononcé pour la recherche et les voyages ils l'ont naturellement transmis à leurs enfants. Il était donc comme inscrit dans mon avenir que je suivrais ce même chemin qui est de faire ma graduation ici après mon baccalauréat bien entendu et enchainer avec d'autres diplômes et spécialisations en Europe ou aux Etats-Unis si j'en ai la chance, après un gain de maturité, d'expérience et " un bagage " en poche comme le dit si bien mes parents.

Pourtant, je ne suis pas la seule à aspirer à partir de mon pays, issu de milieux favorables ou non à cette expérience qui je pense doit être vécu. Nous sommes plusieurs face à la multiplication des offres et la facilité d'accéder à des universités et écoles outre-mer à se présenter, apprendre une langue parfois et faire toutes les démarches possibles afin de maximiser nos chances. Loin d'être mus par l'appât d'un Eldorado, ma principale motivation qui me pousse à quitter ma famille et mon pays d'origine est simplement la soif de découverte et d'échange interculturel, l'accès bien-sur à un enseignement dotant plus pointu et appliqué que celui présent en Algérie, du au développement technologique indéniable et l'esprit scientifique qui prime dans le milieu universitaire. Certaines spécialisations sont quasi inexistantes ici.

Je ne pense pas néanmoins que ma place est de m'installer dans un autre pays que le miens, je n'aimerais pas être un pion du phénomène " fuite de cerveaux" qui s'est étendu et permet aux pays européens et nord-américains de s'accaparer des meilleurs espoirs de plusieurs pays qui ont cruellement besoin de ces ingénieurs, entrepreneurs et chercheurs pour permettre l'émancipation et l'accentuation du développement et de la croissance du Pays. L'Algérie forme des élites non pas pour elle mais pour autrui,  Chems-Eddine Chitour, professeur émérite à l'École polytechnique d'Alger  a affirmé que : « une ambassade étrangère faisait chaque année son marché dans les universités algériennes en accordant des visas d'études à 20 000 étudiants».

Notre pays est jeune, fertile et est plein de promesses pour quelqu'un qui sait se donner les moyens et les idées pour accéder à son but, ce n'est pas un excès de zèle ou d'optimisme que d'écrire cela, le pessimisme ambiant est ce qui a freiné notre jeunesse et l'a rendu si désabusée et désintéressée, alors oui Alger n'est pas New-York, Paris, Berlin ou Tokyo, de nombreux problèmes sociales, économiques subsistent encore et peuvent en désespérer plus d'un, je rejoins l'avis de mes camarades lorsqu'on se penche sur les salaires dérisoires, les conditions de travail, les moyens rudimentaires donnés aux chercheurs ajoutant à cela l'absence de loisirs et le dédain de l'Etat tout ceci forment des facteurs indéniables qui pousse à cette immigration de masse encouragée par la ferme idée "qu'ailleurs c'est mieux ", mais dans chacune des capitales cités ci-dessus résident des problèmes de la même nature  que les notre certes avec des degrés différents à l'instar qu'eux, leur population travaille pour l'amélioration de la situation. Je citerais un professeur d'HEC Mr.Souag qui a dit : " A part la pluie, la neige quand il fait froid ou la grêle. Rien ne tombe du ciel. " En intégrant mon école j'ai souvent entendu plus d'un membre du corps enseignant nous répéter que toute personne aspirant à être riche et développer un business doit investir ici.

On ne doit pas croiser les bras et attendre qu'un avenir meilleur s'offre à nous, bien au contraire c'est nous l'avenir, c'est nous les mains ouvrières, les têtes pensantes qui dessineront et construiront l'avenir de ce pays et aussi longtemps que les personnes que j'ai connu depuis mes deux petites années au sein de la grande famille universitaire gardent cet enthousiasme, cette soif d'apprendre de changer et les multiples rubriques de rédaction/partenariat Liberté sont en soi déjà une petite preuve de notre enthousiasme., je crois fermement qu'il y'a un lendemain meilleur pour notre Pays.

Camelia BOURAHLA

Partenariat Réd-DIG-"Liberté" (#RDL)/Alumni (HEC)


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