Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

#EspacesLibres / Actualités

Tablette des Haltes (acte 28)

Les Fatwas sauce Fitna

©D.R

Pour avoir une idée sur l’énorme impact des idées salafistes dans la société il suffit de revenir sur la polémique lancée il y a quelques jours dans plusieurs médias (essentiellement arabophones) et sur les réseaux sociaux. Si la fin du mois de ramadan coïncide avec ce jeudi, est il obligatoire d’accomplir la prière du vendredi après avoir accompli celle de l’Aïd ? Un problème qui a surgi il y a juste quelques années, alors qu’auparavant il ne suscitait aucune controverse. 

Le ministère des Affaires religieuses et des wakfs, et le Haut Conseil islamique (HCI), viennent ensemble de monter au créneau pour remettre de l’ordre. Mohamed Aissa a ordonné aux imams de toutes les mosquées du pays d’accomplir la prière du vendredi même si le lendemain de la fin du ramadan coïncide avec l’Aïd.  Le but avoué est de couper l’herbe devant les salafistes. Ainsi, des imams appartenant à cette mouvance, (à Alger ils seraient au nombre de 40 selon le secrétaire général  du HCI) ont décidé de ne pas suivre les recommandations des autorités religieuses du pays. Cette rébellion est surtout un autre signe de leur allégeance à tout ce qui provient de l’Arabie Saoudite. Le royaume wahhabite développe ses tentacules de plus en plus dans les sociétés musulmanes. Militairement au Yémen, Bahreïn, Syrie et Irak et autres, et « sociétalement ».

Cette propagation des idées salafistes (il suffit de voir le nombre de personnes qui sont convaincus que pour le jour de l’Aïd la prière de vendredi devrait « sauter ») en Algérie est bien palpable. Avec cette branche, chacune Fatwa est une fitna. Les dernières activités de Cheikh Ferkous, représentant algérien du courant salafiste (madkhali), l’illustrent amplement.

Faire l’autruche n’a jamais été une solution. Le danger est bien là. D’ailleurs il ne faut pas aussi dissocier l'affaire de la joggeuse agressée avec la propagation des idées salafistes dans la société.  La cinquième colonne, version wahhabite, est bien là, ancrée dans de nombreux "terrains" algériens. Les consciences "éclairées" (elles existent mêmes si elles ne sont pas assez visibles) ont le devoir de ne pas baisser la garde. D'autant que les tentacules de la pieuvre peuvent avoir plusieurs formes. Le Maroc vient de le confirmer ce mercredi. Alors qu'il ne cesse depuis des années de suivre, presque à la lettre les recommandation de l'Arabie Saoudite (la dernière étant la rupture des relations avec l'Iran), dans l'espoir d'en glaner le maximum d'avantages, voilà que le royaume alaouite constate, à son insu, qu'il a été "trahi". 'Arabie Saoudite est l'un des pays qui ont voté contre la candidature du Maroc à l'organisation de la coupe du monde 2026. Le royaume wahhabite a préféré (en convaincant d'autres monarchies arabes, en plus du Liban) au Maroc le trio USA-Canada-Mexique.

Les voisins de l'Ouest ont parié sur un mauvais cheval, qui n'a pas hésité à leur tourner le dos dès que les mentors lui font signe d'obtempérer. Une leçon à retenir par l'Algérie.

Salim KOUDIL

@SalimKoudil


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER