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Une passion, un repentir : Ce n’est pas facile d’être hacker.

©D.R.

Un phénomène très répandu dans le monde notamment en Algérie où les hackers ne se font plus aussi rares que les années précédentes.

De petits curieux qui maîtrisent parfaitement l’art de s’immiscer dans la vie privée des internautes à travers les différents réseaux sociaux tels que Facebook, Instagram, Snapchat et qui en font parfois un métier. Citons C.Nadir, étudiant en génie mécanique à l’université de Ouargla, proposant ses services de piratage (on compte plus de 1700 comptes piratés) contre des sommes d’argent. Très ingénieux de sa part mais reste que son activité est strictement illégale.

Ce fléau, le piratage informatique, autrement dit le hacking ou encore la cybercriminalité, est apparu avec la naissance d’internet, soit en 1990. On parle alors de Black hat, expression qui désigne les hackers malintentionnés menant des activités criminelles, et les White hat désignant les « anges hackers » qui ne cherchent qu’à réparer les vulnérabilités de l’informatique. Cependant, qu’il s’agisse de Black ou de White hat, leur différenciation semble très difficile étant donné qu’ils utilisent les mêmes outils, ce qui ne leur facilite pas les choses au regard de la loi.

Poussés par la curiosité, la passion, le plaisir, le jeu et le partage, et aujourd’hui par des idoles tel que le célèbre Kevin Mitnick. Certains hackers ambitieux se voient accomplir leur destinée sur les pas de The Condor surnommé aussi The DarkSide Hacker, pirate informatique devenu consultant en sécurité informatique. Du darkside à la lumière, un parcours exceptionnel et très aventureux.

Son aventure débute en 1980, alors qu’il n’est qu’un adolescent de 17 ans, ce jeune américain, Kevin Mitnick, pénètre physiquement dans le central téléphonique COSMOS de Los Angeles avec deux amis ; cette aventure lui coûte quelques mois au centre de détention. Cela ne l’a pas arrêté, sa curiosité l’incite quelques temps après à tenter une intrusion dans le réseau de Pentagone. Trois années plus tard, il est condamné pour trois ans de mise à l’épreuve après avoir volé un logiciel de la société californienne Santa Cruz Operation. Suivront d’autres affaires et d’autres condamnations.

En 1989, fraîchement sorti de prison, il travaille comme programmeur puis comme détective. Peu de temps après, son manque d’aventure refait surface, il s’introduit dans le réseau d’une société de télécommunications. Il est alors le premier figurant sur la liste des 10 fugitifs les plus recherchés du FBI. Ces derniers mettront deux ans pour le retrouver.

Sa malice et son ingéniosité le poussent à prendre le contrôle du réseau téléphonique de la Californie en mettant sur écoute les agents fédéraux chargés de le traquer, ce qui a ridiculisé les autorités. Cette affaire est alors surmédiatisée, d’autres affaires suivront alors qu’il est toujours recherché jusqu’au jour où il plaide coupable après avoir accédé aux systèmes de Fujitsu, Motorola, Nokia et Sun microsystems.

En 1995, il est arrêté par le japonais TsutomuShimomura et subira une lourde peine de cinq ans de prison.

Depuis 2000, ce black hat « repenti » est consultant en sécurité informatique, conférencier et auteur d’une douzaine de livres, dont son premier ouvrage a été rédigé après deux ans de détention alors qu’on venait de l’autoriser à utiliser un ordinateur ayant accès à internet.

Son histoire a été mise en scène dans le film Cybertraque.

Le profit n’a donc pas été sa source de motivation, seuls le désir d’assouvir sa curiosité et le plaisir qu’il ressentait le guidaient à commettre ces nombreux délits informatiques.

Les jeunes pirates de l’informatiques veulent à présent satisfaire ce même besoin, ce qui peut leur coûter de longues années de prison.

Aujourd’hui, internet est semblable à une mer où se rencontrent des chasseurs de trésors (internautes) menacés par des pirates qui, pour s’enrichir, volent leurs récoltes (données informatiques) et pour cela, il faudrait prendre ses précautions pour ne pas figurer parmi les victimes du piratage.

Mellyssia LAZIB

(Partenariat Réd-DIG-"Liberté" (#RDL)/Alumni (HEC) )

 


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