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Yennayer 2968: la concrétisation d’un combat

©D.R.

Lors du dernier conseil des ministres, la décision fut prise de faire de la date du 12 janvier, correspondant au premier jour du calendrier berbère, une journée « chômé et payé ». Cette reconnaissance officielle est très importante, car elle confère à notre identité amazighe( longtemps oubliée), une place dans les célébrations officielles, tout comme les autres composantes de notre identité.

L’étudiant en économie qui écrit cet article, ne peut s’empêcher d’écouter une petite partie de son inconscient qui râle un peu en disant « encore une autre journée chômé et payé, avec la productivité qu’on a… ». Mais l’autre partie est très enthousiaste, non par la décision en elle-même, car il ne faut pas se mentir, c’est une décision électoraliste et totalement populiste et qui en n’aucun cas, a été prise dans un autre but que celui-là mais davantage pour  les prémisses d’une  concrétisation d’un combat de longue haleine, mené  par une grande partie de « l’intélligencia » algérienne.

« Jetez l’amazighité dans la rue, elle sera prise à bras le corps par tout le peuple »

Ce combat  tellement noble de la reconnaissance et de la réappropriation de son identité amazigh par le peuple algérien, longtemps malmenée : par des siècles et des siècles de colonisation, de négation identitaire, d’assimilations culturelles… Commence à prendre fin, grâce au courage d’un mouloud Mammeri, grâce à la vivacité d’esprit d’un Kateb Yacine, grâce au combat du mouvement culturel berbère.

Mais surtout grâce à la prise de conscience d’une grande partie de la population algérienne, ou elle a compris que son histoire, que sa civilisation et que sa culture et bien plus ancienne que le début du VII siècle, que les ruines qui ornent ses villes, tel que Cirta et Hippone, sont les traces de sa grandeur d’antan, de sa civilisation et de sa culture, que les royaumes de Numidie et de Koukou ont fait rayonné cette culture à une autre époque et que l’heure est venue de lui redonner sa place au centre de la culture algérienne nouvelle.

La partie du combat, la plus importante, n’est pas la reconnaissance constitutionnelle de la langue ou la promulgation d’un jour férié (bien qu’elle soit considérable), mais la prise de conscience et de l’implication dans ce combat de la population, et surtout la population d’autres régions algériennes que la région de Kabylie, car après l’adhésion du peuple, la promotion et l’enrichissement de la culture amazigh se fera naturellement…c’est une nouvelle page de l’histoire algérienne qui s’écrit.         

                                                                                   Nadir CHIHEB 

Partenariat Réd-DIG-"Liberté"#RDL/Le Cercle (ESAA)


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