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Yennayer : nouvel an amazigh

©D.R.

La famille se réunit autour d’un repas copieux, souvent un couscous accompagné par la viande de la bête sacrifiée « asfel » ou de la viande séchée (achedluh). A ce plat on peut ajouter des crêpes (tighrifin , ah’ddur ) ou même des beignets (tih’bulin , lexfaf) pour célébrer le passage au nouvel an pour Imazighen. Ce jour appelé yennayer, correspond au 12 janvier du calendrier universel, premier jour du calendrier Amazigh, calendrier agraire.

Basé sur un événement marquant de l’histoire des amazigh, un fait historique incontestable qui en fait le point zéro du calendrier amazigh. L’an 950 avant J-C; la date où le roi amazigh chichnaq fut intronisé pharaon d’Egypte et fonda la 22ème dynastie Egyptienne, puis régna sur l’Egypte jusqu’à l’an 715 avant J-C.

Yennayer est composé de deux mots, le premier est « yen » de « yiwen », qui veut dire « le numéro 1 »et le deuxième est « ayer » qui vient de « ayur » qui signifie lune ou mois, c’est donc le premier du mois ; quand le soleil entame sa remontée et que les jours froids et sombres se rallongent et instaurent l’espoir d’une meilleure année, d’où l’adage : « Ad ffɣen iberkanen, ad kecmen imellalen »

Avant imensi n’yennayer « le diner de yennayer », on procède au nettoyage de la maison et notamment au changement des pierres du kanoun, autour duquel, les petits s’impatientent pour écouter attentivement les histoires contés par la voix berceuse de leur grand-mère, et cette nuit, elle leur raconta l’histoire de la vieille femme, croyant l’hiver passée, sortit toute joyeuse, et prit le chemin des champs pour profiter du soleil revenant, tout en se moquant de yennayer, yennayer furieux, partit chez furar « février » pour lui demander de lui emprunter un jour, dans lequel, il se décida à déclencher un orage emportant la pauvre vieille femme. Cette légende est conté différemment d’une région à l’autre, et ce jour particulier est appelé « amerdil » « l’emprunt », c’est d’ailleurs pour cela qu’on appelle aussi  le diner de yennayer    « imensi umerdil ».

Des rites, qui aspirent à accueillir chaleureusement la nouvelle année, et de prier les forces divines pour une saison culturale féconde. Une fête qui rassemble les familles et symbolise l’abondance de l’année qui s’ouvre. 

         Kenza AYAD  

Partenariat Réd-DIG-"Liberté"#RDL/EIC (ENSSEA)  

 

                                                                                     


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