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L’Algérie profonde / Est

Procès des deux avocates arnaqueuses et leur complice à Annaba

5 ans de prison ferme requis pour les 3 inculpés

Les deux avocates n’ont pas pu se disculper. © D.R.

Le verdict de cette affaire devrait être rendu sous huitaine, apprend-on.

Le ministère public près le tribunal de Annaba a requis, tard dans la soirée de lundi, 5 ans de prison ferme à l’encontre de deux avocates du barreau de Annaba et de leur complice, pour escroquerie et usurpation de qualité. La même peine a été requise à l’encontre de leur complice, une personne douteuse connue dans le milieu des affaires à Annaba. À l’ouverture du procès des avocates, qui relèvent toutes les deux du barreau de Annaba, une trentaine d’avocats étaient présents dans la salle d’audience pour signifier leur solidarité avec les prévenues. Par ce geste, ces derniers tentaient d’exprimer leur mécontentement à propos de l’incarcération de leurs consœurs, arguant d’un prétendu complot qui aurait été ourdi contre elles.
Une attitude qui n’a pas été admise dans un premier temps par le procureur de la République, lequel a invité tout le monde à quitter la salle, en n’autorisant à y rester que les seuls avocats de la défense. Cependant, après des pourparlers, ceux-ci ont été autorisés par le magistrat à assister au procès, en les avertissant qu’aucun dépassement ou intervention ne seront tolérés tout au long des débats. Finalement, lors du procès, les deux avocates n’ont pas pu se disculper et ont au contraire donné la preuve qu’elles étaient impliquées dans une vaste opération d’escroquerie.
Elles ont porté ainsi préjudice à la profession qui doit concourir à l’œuvre de justice et au respect du principe de la primauté du droit. L’avocate incarcérée a, lors de son audience, accablé sa consœur qui était en fuite et qui ne s’est livrée à la justice que quelques jours seulement avant le procès. “C’est elle qui est le cerveau cette affaire scabreuse. Mais elle a réussi, lors de sa fuite de près de 4 mois, à se rapprocher des victimes et les a remboursées afin de minimiser les faits.” Tout en niant en bloc les accusations, la seconde avocate a tout mis sur le dos de sa coaccusée. Leur complice a, quant à lui, démenti les faits qui lui sont reprochés, en affirmant qu’il a même fait l’objet d’une agression de la part des victimes de cette affaire d’escroquerie, lesquelles auraient fait appel pour la circonstance aux services d’un terroriste activement recherché. “Certaines victimes m’ont braqué près de la localité de Sidi Amar assistées par un terroriste recherché, alors que j’étais au volant de ma voiture. Ils m’ont pris le carnet de chèques tout en me menaçant des représailles si j’osais les dénoncer”, a osé déclarer celui qui se faisait passer pour un cadre de l’OPGI, devant une assistance médusée.
Pour rappel, les deux auxiliaires de justice et leur comparse avaient été présentées, le 21 mars dernier, par-devant le tribunal correctionnel de Annaba. L’une des auxiliaires de justice a été placée sous mandat de dépôt par le magistrat instructeur, alors que sa collègue a été placée sous contrôle judiciaire dans un premier temps. Mais le juge en charge du dossier s’est ravisé quelque temps après et a décidé de placer celle-ci en détention préventive.
Apprenant ceci, la mise en cause a alors pris la fuite, rappelons-le. Leur complice, qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt lancé à son encontre depuis le déclenchement de l’enquête, a été interpellé et placé sous mandat de dépôt. Les mis en cause proposaient à des personnes des logements sociaux contre d’importantes sommes d’argent et mettaient en confiance leurs victimes en leur remettant des bons de versement qu’ils authentifiaient avec cachet et griffe.
Cette manière d’agir aurait permis à l’avocate incarcérée de ramasser un pactole d’environ 860 millions de centimes. Le verdict devrait être rendu sous huitaine, apprend-on.


BADIS B.

 


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