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L’Algérie profonde / Est

TÉBESSA

Baisse des projets financés par l’Ansej

Le taux des projets élaborés par la femme est passé de 4% en 2011 à 8% en 2016. ©D. R.

À travers l’évolution des indicateurs physiques, l’Ansej de Tébessa a enregistré une baisse considérable durant les huit premiers mois de l’année 2016.

L’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej), de la wilaya de Tebessa a dressé un bilan des premiers huit mois de l’année en cours, où une première lecture met en évidence la baisse des projets financés et les demandes représentées par les promoteurs en comparaison avec les années précédentes, crise économique oblige. En effet, à travers l’évolution des indicateurs physiques, l’Ansej de Tébessa a enregistré une baisse considérable durant les huit premiers mois de l’année 2016. Selon le directeur de l’agence M. Cherrad Halim, “cette baisse s’explique par les nouvelles orientations du dispositif édictées par l’Agence, en termes d’activités à financer, de filières ou de secteur d’activités à prioriser et du privilège accordé aux jeunes diplômés à travers un accompagnement particulier”. Ainsi, 64% des projets ont été financés durant la période allant de 2011 à 2015. “Durant la période allant de 2011-2015, un pic a été enregistré en 2012 grâce à la mise en œuvre des nouvelles mesures prises lors du conseil Interministériel du 22 février 2011 et en application du décret exécutif n° 11-103 du 06 mars 2011 modifiant et complétant le décret exécutif n° 03-290 du 6 septembre 2003 fixant les conditions et le niveau d'aide apportée aux jeunes promoteurs, puis la régression a commencé réellement en 2014 jusqu’à ce jour”, explique notre interlocuteur. Cependant, l’impact de ces projets sur le marché de l’emploi local n’est pas négligeable vu qu’il a généré 8550 emplois. Ces emplois répartis sur plusieurs secteurs d’activités, à savoir l’agriculture, la pêche, le BTPH, l’industrie, la maintenance et l’artisanat occupaient 17% des projets financés en 2011, avant de passer à 86% durant les sept premiers mois de 2016. Le secteur des services a, quant à lui, régressé de façon significative en passant de 82% en 2011 à 11% en 2016.
Par ailleurs, l’écart des niveaux d’instruction par rapport aux projets financés demeure énorme et dominé par les promoteurs issus de la formation professionnelle qui est passé de 2% en 2011 à 54% en 2016. Quant au taux des promoteurs universitaires, il est passé de 7% en 2011 à 14% durant les sept premiers mois 2016. La femme a également eu sa part, avec un taux 8% de projets en 2016 contre 4% seulement en 2011. Toutefois, cela reste insuffisant comparé au taux de chômage des jeunes filles diplômées. Il faut souligner en outre que les projets qui commencent à prendre de la proportion concernent les technologies de l'information et de la communication, dont l’évolution au 31 juillet, est de l’ordre de 98 projets relevant du secteur des TIC (techniques de l'informatique, de l'audiovisuel, des multimédias, d'Internet et des communications). Enfin, la situation de recouvrement de l’Ansej arrêtée au 30 juin 2016 est de l’ordre de 35%.

RACHID G.


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