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L’Algérie profonde / Est

AÏN LAHDJAR (SÉTIF)

Catastrophe écologique à Sabkhet El-Hamiet

La pollution de la Sebkha, une menace sur l’environnement et la santé publique. ©D. R.

La sebkha de ce patrimoine naturel est aujourd’hui sérieusement menacée par les eaux usées non traitées provenant des communes limitrophes de Aïn Azel et Aïn Lahdjar.

S’étendant sur une superficie de 2 509 ha, Sebkhet El-Hamiet sise dans la commune de Aïn Lahdjar au sud-est de Sétif fait partie des zones humides classées sur la liste de la Convention Ramsar.
La sebkha de ce patrimoine naturel est aujourd’hui sérieusement menacée par les eaux usées non traitées provenant des communes limitrophes de Aïn Azel et Aïn Lahdjar. Lors de notre déplacement sur les lieux, nous avons constaté que le rejet final de la commune de Aïn Azel se déverse dans cette zone humide censée être protégée. C’est le même constat pour le rejet final de la commune de Aïn Lahdjar. “Faute d’une station d’épuration des eaux usées dans cette région (Step), le rejet final de la commune de Aïn Azel, dont le débit est à 100 litres/seconde, se déverse anarchiquement dans cette zone importante par sa faune et sa flore. Si les autorités concernées ne réagissent pas le plus tôt possible, la sebkha va disparaître”, nous dira une source bien informée. Selon notre source, la sonnette d’alarme a été tirée à maintes reprises par des associations soucieuses de la protection de l’environnementK. En vain. Cette situation n’est pas sans effets néfastes sur la population locale de ce village de grande concentration. Ainsi, cette catastrophe écologique envenime la vie des centaines d’habitants qui vivotent à proximité de cette zone humide. “En plus des odeurs nauséabondes qui se dégagent des lieux, ce site attire de plus en plus les moustiques et les différents insectes. Nous craignons aujourd’hui la prolifération des pathologies touchant nos enfants”, nous dira un habitant rencontré au village El-Hamiet. Pis encore, les eaux usées jetées dans la nature sont souvent utilisées par certains agriculteurs de cette région à vocation agricole pour l’irrigation de leurs cultures. “Ces dernières années, le niveau des puits de cette région a sensiblement réduit à cause de la sécheresse. Après l’interdiction par l’État de creuser des puits, certains agriculteurs recourent à l’utilisation de ces eaux pour l’irrigation de leurs cultures”, ajoutera notre interlocuteur. Afin de mettre fin à cette pollution à grande échelle, les autorités locales de la daïra de Aïn Azel ont formulé, à maintes reprises, des demandes pour bénéficier d’un projet de réalisation d’une station d’épuration, en vain, indique-t-on. La population locale lance un appel aux responsables concernés pour prendre en charge ce problème qui menace non  seulement l’environnement mais aussi la santé publique.

A. LOUCIF  


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