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L’Algérie profonde / Est

Réhabilitation de la place Kerkeri à Constantine

De calvaire en supplice

Les travaux de réaménagement de la placette interrompus depuis le 6 juin dernier. © Kamel ghimouze

“Ils ont travaillé une semaine seulement durant le mois de Ramadhan, on ne les a plus revus depuis ! Regardez comment ils ont laissé les lieux, on dirait un terrain de guerre !”, nous lance, furieux, un des habitants de l’immeuble.

Aménagée une première fois en 2009, l’avenue Zaâbane, appelée communément place Kerkeri, a fait couler beaucoup d’encre à l’époque en raison des retards considérables enregistrés dans sa réalisation et de son coût jugé exorbitant. Deux restaurants avec placettes, jetées, deux portes urbaines et des sanitaires devant constituer un espace de villégiature dans une ville qui étouffe, pour un montant de 140 millions de dinars, pour un ensemble qui s’avéra inadapté pour devenir infréquentable peu de temps après son inauguration. La place Kerkeri allait devenir au fil des ans un lieu de rencontre des pas perdus mais aussi un taudis de débauche et de repli pour les dealers et délinquants. Une plaie béante en plein cœur de la ville de Constantine qui finira par alerter la municipalité. En effet, l’APC de Constantine décide, en mai dernier, de tout raser et de réaménager la place en un espace ouvert équipé uniquement de mobilier urbain. L’entrée en scène des bulldozers, le 30 mai dernier, est favorablement accueillie par les riverains de la placette, asphyxiés qu’ils étaient par l’obscénité du paysage et les odeurs nauséabondes qui s’y dégageaient à longueur de journée. Entre démolition et option pour une aire ouverte, seulement couverte en béton gravé, l’opération devait durer un mois. Seulement, l’arrêt brusque du chantier n’a fait qu’aggraver le calvaire des habitants des immeubles jouxtant la place, suscitant davantage d’interrogations devant tant de nonchalance des responsables locaux. Une place jonchée de décombres et de gravats, un parking des plus sauvages s’y est installé, offrant un paysage des plus hideux à la lisière du mythique hôtel Cirta, appelé à devenir sous peu un palace de l’Autograph Collection, puisqu’il sera classé dans la catégorie Distinctive Premium du leader hôtelier américain Marriott après sa réception. En effet, une semaine après l’entame des travaux de réaménagement de la placette, le 30 mai dernier, le chantier s’est arrêté subitement. Plus aucun engin sur les lieux et pas âme qui vive. Les habitants rencontrés sur place n’ont pas hésité à montrer leur mécontentement vis-à-vis de cette situation qui dure depuis plus de deux mois : “Ils ont travaillé une semaine seulement durant le mois de Ramadhan, on ne les a plus revus depuis ! Regardez comment ils ont laissé les lieux, on dirait un terrain de guerre !”, nous lance, furieux, un des habitants de l’immeuble. “Ils n’ont même pas pris la peine d’enlever les décombres qui remplissent l’endroit”, conclut-il. Confiée à l’Epic Proprec, l’opération devait coûter seulement 10 millions de dinars.


Kamel ghimouze


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