Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

L’Algérie profonde / Est

Culture du safran Oum à El-Bouaghi

Impulser une nouvelle dynamique à la filière

À l’exemple de Aïn Zitoun, l’expérience dans la culture de cette épice est encourageante. ©D. R.

Le safran, une épice rare, d'une grande valeur commerciale est utilisé comme condiment, comme colorant des tissues et possède de nombreuses vertus médicinales, propriétés carminatives, emménagogues et antioxydantes

La wilaya d'Oum El-Bouaghi, à travers la chambre d'agriculture, sensibilise pour le développement et l'extension de la culture du safran, une activité émergente, et très rentable financièrement. L'expérience dans la commune de Aïn Zitoun et la région de Aïn M'lila est encourageante malgré les petites surfaces et les petites quantités récoltées.
Selon M. Khelifa Lekhdari, président de la Chambre d'agriculture de la wilaya “la chambre accorde beaucoup d'importance aux filières complémentaires comme l'élevage du lapin, la figue de Barbarie, l'apiculture et le programme du safran, ce dernier, devait-il ajouter, a fait l'objet, la fin de la semaine dernière, d'une journée de sensibilisation au profit des jeunes à laquelle ont participé des représentants de l'Institut national de recherche forestière (INRF), le président de l'Association nationale des producteurs de safran, le Comité interprofessionnel des plantes aromatiques et médicinales de la wilaya et des cadres de la DSA, de la chambre et des forêts.
Lors de cette journée, l'INRF a souligné l'importance de la culture du safran, l'itinéraire technique (cycle de développement végétatif...) du safran, une épice rare, d'une grande valeur commerciale, utilisé comme condiment, comme colorant des tissus et possédant de nombreuses vertus médicinales, propriétés carminatives, emménagogues et antioxydantes. Joint au téléphone, M. Rouibi Abdellah, président de l'Association nationale des producteurs de safran nous a fait savoir que “les plus grandes superficies sont plantées actuellement à Khenchela, suivie de Ghardaïa puis Oran, l'activité existe dans 25 wilayas du pays, la plantation d'un hectare coûte environ trois milliards et demi de centimes mais l'exploitation se fait sur de petites superficies de 300 et 400 m2 dont le coût est de 100 millions de centimes. Sur le marché, le gramme coûte entre 4000 et 5000 DA alors qu’en Arabie Saoudite, le kilo est à un milliard  deux cents millions de centimes, et en Europe, entre 30 000 et 45 000 euros le kilo”.
Et d'ajouter que “le plus grand consommateur est le Golfe persique et j'exporte vers la France et le Sultanat d'Oman. Avec l'encouragement et l'accompagnement de l'État, nous pourrons, dans moins de 10 ans, dépasser la production du Maroc”. Le rendement à l'hectare est estimé, entre 2 à 3 kg.
L'Iran fournit 90,1% de la production mondiale, suivi de l'Inde 4,5%, de la Grèce 2,8%, du Maroc 1,5% et de l'Espagne 0,5%.
Dans la wilaya d'Oum El- Bouaghi, une journée d'évaluation et de formation est prévue par la chambre à la fin de l'année en cours.

B. NACER


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER