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L’Algérie profonde / Est

Alors que son prix est inabordable

Jijel célèbre la Fête du poisson

©D. R.

C’est à l’hôtel Bouhanche près de la côte d’Ouled Bounar que s’est déroulée la 11e édition de la traditionnelle Fête du poisson, organisée samedi après-midi par l’association Essafir et la direction du tourisme. Au total, 23 participants issus de 3 wilayas, à savoir Jijel, Tizi Ouzou et Aïn Témouchent, ont pris part à cette manifestation culinaire et culturelle. Comme à l’accoutumée, des dizaines de plats préparés à base de poisson ont été exposés par des cuisiniers professionnels et amateurs. Venus en famille ou en groupe d’amis, les visiteurs ont fait la découverte des plats faits à base de richesses halieutiques que recèle la côte du Saphir bleu. Bien que le poisson demeure inabordable, plusieurs variétés ont été présentées sous différentes formes. Le couscous noir à la bonite (tradition typiquement jijélienne), la dorade au four, la crevette, la sardine grillée et autres plats culinaires ont fait la joie des visiteurs qui ne pouvaient pas s’empêcher de goûter discrètement. Un jury pluridisciplinaire composé de représentants de plusieurs directions a fait la tournée des stands pour désigner les lauréats de la compétition. Le prix du meilleur cuisinier professionnel a été remporté par le restaurant El-Foursane de Jijel, suivi de l’Institut du tourisme de Tizi Ouzou et du motel Sultani de la même ville. Pour ce qui est de la catégorie amateur, la palme est revenue à l’association des handicapés moteurs Ettahadi (le défi) de la commune de Sidi Abdelaziz de Jijel, suivie de l’association caritative Cœliaque et l’association artistique les Ponts de l’innovation. Le but de cette fête, qui revient chaque année, est de valoriser les richesses de la côte algérienne, promouvoir le secteur de la pêche et faire connaître le talent des ménagères et des chefs cuisiniers qui veulent prospérer, a-t-on fait savoir sur les lieux de l’activité. Cependant, un nombre important de visiteurs ont qualifié cette tradition coûteuse de paradoxale, puisque le prix du kilo de n’importe quel poisson n’est pas à la portée des petites bourses. “On n’est pas là pour la fête, mais juste pour manger du poisson”, diront des jeunes qui attendaient la clôture de l’évènement. Et de continuer : “À Jijel, personne n’arrive à se payer du poisson, on se demande bien de quelle fête parlez-vous ?” En effet, force est de constater que les variétés de poissons exposées sont rarement croisées dans les poissonneries de Jijel, sinon elles sont cédées à des prix exorbitants.

RAYAN MOUSSAOUI


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