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L’Algérie profonde / Est

apc DE SÉTIF

La gestion des élus décriée

Siège de l’APC de Sétif. ©D. R.

Selon eux, le ramassage des ordures, l’éclairage public, l’entretien des routes, la gestion des espaces verts, des écoles primaires, l’organisation des souks et marchés et autres tâches confiés aux autorités locales semblent être la dernière préoccupation de l’actuelle assemblée.

Presque une année après les dernières élections municipales, les élus de l’APC de Sétif s’avèrent être incapables d’assumer leurs responsabilités en matière d’hygiène et d’amélioration du cadre de vie des habitants de la ville de Sétif, jadis connue pour la propreté de ses rues et où il faisait bon vivre. Avec les habitants inciviques des cités-dortoirs, ils se rejettent la balle. Les deux parties échangent des accusations quant à leur rôle dans l’amélioration du cadre de vie qui connaît des détériorations sans précédent.
La ville célèbre est devenue, depuis des années, de plus en plus sale. Le constat semble être fait par le premier responsable de la wilaya qui ne serait pas satisfait de la gestion de l'une des plus riches communes du pays. Les efforts des travailleurs de la commune ne semblent pas à la hauteur des attentes des citoyens. Selon des administrés, le ramassage des ordures, l’éclairage public, l’entretien des routes, la gestion des espaces verts, des écoles primaires, l’organisation des souks et marchés et autres tâches confiées aux autorités locales semblent être la dernière préoccupation des élus de l’actuelle assemblée. Une virée dans les différents quartiers et cités de la ville montrera les carences qui inquiètent les citoyens. Dans leur majorité, les intervenants chargés d’améliorer le cadre de vie se rejettent la balle. “Les différentes directions, organismes et services sont censés coordonner leurs actions et conjuguer leurs efforts. Ils doivent accorder leurs violons pour le bien-être de ceux qui les ont élus”, déclare un ancien président d’APC.
Les campagnes de démoustication, de dératisation et de désherbage entreprises ne sont plus efficaces, et l’on remarque que les moustiques et les rats sont omniprésents dans les cités. Les caves et vides sanitaires ne sont presque jamais nettoyés. On voit qu’ils choisissent les solutions faciles. Pour les routes, cela fait plusieurs mois que les élus locaux ont annoncé qu’une grande opération de réhabilitation du réseau routier sera entamée dès le début de l’été. Cependant, ce dernier tire à sa fin et aucune route n’a été réhabilitée. Les responsables, pour cacher leur incompétence, se cachent souvent derrière les procédures administratives dont le code des marchés et le contrôle financier. Pis encore, certains élus ne mâchent pas leurs mots pour critiquer leurs prédécesseurs à la tête de l’APC. Plusieurs autres projets sont à la traîne et les chantiers visités lors des visites officielles sont maquillés pour tromper les responsables.
La gestion administrative des différentes antennes est aussi chaotique, car les citoyens se plaignent toujours de l'accueil et de la qualité des prestations. Certains chefs d'antenne et préposés aux guichets font comme bon leur semble. À titre d’exemple, le dépôt d'une carte grise doit être fait avant dix heures sinon vous devez revenir le lendemain et on ne vous remettra jamais un récépissé pour pouvoir circuler.
Dans les écoles primaires, des structures jadis très bien entretenues, la situation n’est pas meilleure avec des infiltrations d’eau qui datent de plusieurs années, des carreaux cassés, des ampoules grillées... Pour le nettoiement, le nombre de femmes de ménage affectées est insuffisant au point où une ou deux femmes de ménage s’occupent d’une école d’une quinzaine de classes, sans parler des autres locaux. “L’hygiène des classes est inexistante, la poussière et les saletés jonchent le sol, le mobilier et les toilettes sont souvent dans un état lamentable”, nous dira un directeur d’école primaire. Pis encore, les prix de fin d’année ont été remis aux directeurs après que les élèves ont quitté l’école.

Faouzi Senoussaoui


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