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L’Algérie profonde / Est

Centre universitaire

La langue arabe en débat à Mila

Pas moins de 450 étudiants ont participé à cette journée. © D. R.

L’enseignement de la langue arabe à l’époque de la mondialisation, le rapport entre la langue et la culture, la langue arabe et les technologies de l’information, les problèmes de développement de la langue et de l’industrie du dictionnaire sont certains des sujets abordés par les conférenciers.

La langue arabe, entre passé lumineux et présent incertain, a fait l’objet, en fin de semaine écoulée, d’une journée d’étude organisée par le centre universitaire de Mila. Placé sous le thème “La langue arabe : problématiques et approches”, ce rendez-vous scientifique a connu la participation d’une dizaine de professeurs d’universités spécialisés en linguistique arabe, ainsi que 450 étudiants de l’institut des langues du centre universitaire. Neuf conférences spécialisées ont été présentées sur le thème de la journée. L’enseignement de la langue à l’époque de la mondialisation, le rapport entre la langue et la culture, la langue arabe et les technologies de l’information, les problèmes de développement de la langue et de l’industrie du dictionnaire sont certains des sujets abordés par les conférenciers. Ceux-ci ont établi un diagnostic des causes et phénomènes qui font que la langue arabe se trouve actuellement en état de repli comparativement aux autres langues (sémites ou indo-européennes). Pour les intervenants, la situation de “crise” que connaît la langue arabe n’est pas la résultante des seuls programmes scolaires et méthodes d’enseignement, mais beaucoup plus un problème politique et une question de conception sociale de la langue. “La faiblesse ou la force d’une langue dépend, en tout premier lieu, de la politique de chaque nation et de la conception que se fait chaque société de sa langue”, ont souligné les conférenciers. Ceux-ci ont, par ailleurs, mobilisé de solides argumentaires pour “balayer” les préjugés selon lesquels la langue arabe n’est pas une langue de sciences et de technologies. “Dire que l’arabe n’est pas une langue scientifique est une grave entorse à la vérité. L’histoire retient encore des centaines de noms de savants arabes et de leurs œuvres écrites en langue arabe. Ces scientifiques et leurs œuvres de l’époque médiévale ont été longtemps considérés comme des références scientifiques en Orient et en Occident.” Les universitaires considèrent, d’autre part, que l’encouragement des parlers locaux est dommageable pour la langue standard et appellent à la consolidation de la place de la langue arabe dans la société par l’élaboration de dictionnaires scolaires et d’histoire de la langue.

 

K.B.

 


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