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L’Algérie profonde / Est

Rencontre médicale à Constantine

La prise en charge d’un AVC en débat

© D. R.

L’amélioration de la prise en charge du malade après la survenue d’un accident vasculaire cérébral (AVC) pour augmenter ses chances de survie et la limitation d’éventuelles séquelles, ont été au cœur d’une rencontre médicale organisée, dernierement, à Constantine, dédiée aux médecins généralistes du service public. “Un patient pris en charge moins de 4 heures après avoir fait un AVC peut s’en sortir, d’où l’importance d’établir un diagnostic rapide, et ce, au niveau de la structure de santé publique la plus proche du domicile”, a indiqué Dr. Lynda Boubguira, médecin-chef du centre de transfusion sanguine (CTS) du CHU Benbadis de Constantine et représentante  de la Direction de la santé de Constantine (DSP). “S’inscrivant dans le cadre de la formation continue initiée, il y a une  année par la DSP, cette rencontre est destinée aux médecins généralistes exerçant dans les structures de santé publique de la wilaya, à savoir les établissements publics de santé de proximité (EPSP), les établissements publics hospitaliers (EPH), les établissements hospitaliers spécialisés (EHS) et l’établissement hospitalier de Didouche-Mourad”, a précisé Dr. Boubguira. Cette même source a également fait état d’un projet portant sur la mise en  place d’un numéro vert au niveau de la direction de la santé pour faciliter la prise en charge des personnes qui font l’objet d’un AVC  ischémique, d’autant que “cette pathologie lourde représente une urgence médicale absolue”. Abondant dans le même sens, Dr. Boubaker Seddik Fekraoui, neurologue au CHU de Constantine a aussi mis l’accent sur l’importance du facteur temps qui reste primordial dans la prise en charge de l’AVC ischémique, appelé également, a-t-il  précisé, “infarctus cérébral”. Selon ce spécialiste, cette rencontre représente une initiation à la prise en charge de l’AVC, et ce, en enclenchant “une véritable course contre la montre pour que le malade puisse s’en sortir dans un délai n’excédant pas 4 heures 30 minutes”, d’autant que selon lui, “Time is brain” (le  temps, c’est du cerveau). Dr. Fekraoui a aussi souligné, dans son intervention, que la seule option thérapeutique reste la thrombolyse, qui consiste en l’administration par voie veineuse d’une molécule capable de dissoudre le caillot sanguin obstruant l’artère. Ce même spécialiste a fait savoir, par ailleurs, que l’incidence de l’AVC  augmente avec l’âge, même si, selon lui, des jeunes de 20 ans sont susceptibles d’en faire un, affirmant également qu’en Algérie “il y a une légère prédominance féminine des cas d’AVC”.
 

APS


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