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L’Algérie profonde / Est

PREMIER CONGRÈS INTERNATIONAL DE CHIRURGIE GÉNÉRALE

Le cancer du sein en débat

La prévention et le dépistage précose pour lutter contre la maladie. ©D. R.

Beaucoup de choses restent à faire, notamment en matière de prévention et de dépistage, estiment les présents.

Représentant 30% de l’activité du service de chirurgie générale du CHU Saâdna-Abdennour de Sétif, la chirurgie du cancer du sein a été, hier, le thème du premier congrès international de chirurgie générale organisé à la maison de la culture Houari-Boumediene de Sétif. Selon la présidente du comité d’organisation, Pr Ilhem Ouahab, les chiffres relatifs au cancer féminin le plus fréquent sont alarmants, car il est la première cause de décès par cancer chez la femme à l’échelle mondiale, ceci a motivé le comité scientifique du congrès à retenir le thème précité afin de cerner tous les aspects inhérents à cette maladie ainsi que sa prise en charge efficace sur le volet chirurgical, oncologique, immunologique, radiothérapeutique et psychologique. Notre interlocutrice n’a pas mâché ses mots pour dire que beaucoup de choses restent à faire, notamment en matière de prévention et de dépistage. “Les opérations de dépistage qui peuvent améliorer la prise en charge du cancer du sein et éviter le pire n’ont pas connu l’engouement prévu. Nous devons faire un effort supplémentaire afin de réaliser les résultats escomptés. Un grand travail de sensibilisation doit être fait dans ce sens afin de réduire les ravages de cette maladie”, nous dira Pr Ouahab. De son côté, Pr Abdelaziz Behar a affirmé que plusieurs raisons ont motivé l’organisation de cette manifestation scientifique internationale rehaussée par la présence d’éminents chirurgiens venus de France et des CHU et cliniques privées du pays. Il s’agit de l’aisance constatée à l’accès des malades à la chimio et à la radiothérapie. Notre interlocuteur n’a pas nié qu’à cause du diagnostic tardif, le traitement conservateur n’a concerné que 5% alors que sous d’autres cieux, en France, il a dépassé 75%. Le premier responsable du service de chirurgie générale du CHU de Sétif a ajouté qu’en moins de deux ans, 126 malades souffrant d’un cancer du sein ont été opérées au CHU de Sétif. Il a par ailleurs souligné que l’émergence du centre anticancer de Sétif et le centre Ennour ont encouragé à organiser cette manifestation à Sétif. “Pour les jeunes femmes, l'ablation reste une mutilation, car elle a un impact social important sur son environnement. On doit aussi prendre en considération ce volet, car beaucoup de couples n'ont pas survécu à cette épreuve très difficile. Nous devons œuvrer pour une chirurgie conservatrice et éviter la mastectomie quand il est possible”, nous dira le chef de file du service. Il est à noter que 10% des femmes ayant subi une ablation du sein cherchent une prothèse.

F. SENOUSSAOUI


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