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L’Algérie profonde / Est

Plusieurs projets en souffrance à Jijel

Le défi du nouveau wali

Jijel, des projets qui tardent à se réaliser. © D.R.

En effet, un nombre important de projets attendent d’être concrétisés, tandis que d’autres n’ont pas du tout vu le jour.

Suite au changement opéré à la tête de l’exécutif durant le dernier mouvement des walis, les habitants de Jijel ont finalement renoué avec l’espoir de voir leur ville se développer et se hisser au rang des grandes wilayas du pays.
En effet, plusieurs projets sont restés inachevés tandis que d’autres n’ont pas du tout été lancés. Le nouveau wali Bachir Far, qui occupait le poste de secrétaire général de la wilaya de Mostaganem, n’a cessé de multiplier les visites inopinées et les rencontres avec les directeurs de l’exécutif ainsi qu’avec les chefs de daïra.
Un nombre important de projets attendent d’être concrétisés, à l’instar de la pénétrante autoroutière devant relier le port de Djendjen à El-Eulma, l’échangeur de Tassouste dont les travaux semblent avoir été accélérés, le port d’El-Aouana, le théâtre et le viaduc de Ghar El-Baz. Ce dernier, ayant fait l’objet d’un avis d’appel d’offres pour le choix de l’entreprise réalisatrice en 2011, est toujours à la traîne.
Cet important ouvrage, qui a pour but de mettre fin au goulot d’étranglement qui se forme à proximité de la grotte, a pourtant été suivi de près par les différents responsables qui, à chaque fois, promettaient de le mettre en service dans les plus brefs délais. Confié à l’entreprise Sapta, ce projet d’une longueur de 305 m et d’une largeur de 10,5 m a coûté au trésor public près de 650 milliards de dinars.
Les principales causes du retard enregistré il y a près de deux ans sont liées aux problèmes géotechniques rencontrés lors du forage des pieux, ce qui avait nécessité une campagne géotechnique complémentaire détaillée afin de confirmer la profondeur des fondations et éviter les éventuelles contraintes qui peuvent surgir lors des travaux, suivie d’une opération de réévaluation financière. Après ça, aucune contrainte n’a été soulevée, et les travaux étaient censés connaître une meilleure cadence pour que le projet soit livré. D’ailleurs, l’ex-wali Larbi Merzoug, qui avait effectué une visite sur ce chantier quelques mois avant le lancement de la saison estivale, avait qualifié les travaux “de très simples”.
Il avait même assuré, lors d’une déclaration à la presse, que le viaduc sera mis en service au mois de juin. Depuis, rien de cela n’a été fait, et les automobilistes continuent de subir les conséquences d’un retard inexpliqué en passant des heures dans un embouteillage de plusieurs kilomètres sur la RN43 reliant El-Aouana à Ziama-Mansouiah. S’ajoutent à cela les dangers qui proviennent des chutes de pierres, et la route étroite qui relie le célèbre virage de la mort à cette grotte.
Aussi, les habitants espèrent voir les travaux s’accélérer avec le nouveau wali qui s’est dit “prêt à travailler avec les cadres des différents secteurs pour le développement de cette wilaya”. Cependant, le chef de l’exécutif aura du pain sur la planche.
Outre le viaduc de Ghar El-Baz, d’autres projets d’intérêt socioéconomique sont en souffrance, à l’exemple du projet du port de pêche et de plaisance d’El-Aouana qui traîne depuis 7 ans, bien que la tutelle ait réservé une enveloppe conséquente pour sa réalisation. S’ajoute à cela la réalisation de l’hôpital de 60 lits à Ziama-Mansouriah, lancé par Ali Bedrici lorsqu’il était wali, le pôle universitaire d’El-Aouana devenu depuis son lancement un lointain souvenir, ainsi que le théâtre de plein air implanté près de la Maison de la culture, pour ne citer que ceux-là.


Rayan MOUSSAOUI

 


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