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L’Algérie profonde / Est

éradication de l’habitat précaire à Annaba

Le littoral bônois nettoyé

© D.R

Supervisée par le P/APC et encadrée par les services de sécurité, cette action a ciblé la zone regroupant les plages de la Caroube, Toche et Belvédère.

Les services techniques de l’APC d’Annaba ont décidé de taper fort, ces derniers jours, en s’attaquant frontalement à l’éradication des construction illicites, notamment des bâtisses qui ont été érigées tout au long de la partie littorale ouest de la ville. Supervisée par le P/APC et encadrée par les services de sécurité locaux, cette action, déclenchée, en début de semaine, a ciblé la zone littorale regroupant les plages de la Caroube, Toche et Belvédère, qui a été la plus touchée par le phénomène. Le P/APC d’Annaba, Tahar Merabti, a affirmé que ce sont 37 constructions illicites, dont 14 à la Caroube, 20 à Toche et 3 à Belvédère, qui ont été détruites, malgré l’opposition de certains individus qui ont tenté de faire échouer l’opération.

C’était sans compter sur la détermination du P/APC d’Annaba qui a affirmé à plusieurs reprises et ce, depuis sa nomination à ce poste, qu’il nettoiera la ville de tous les bidonvilles qui la ceinturent et l’enlaidissent. Un défi porté à la mafia du foncier qui a jeté, entre autres, son dévolu sur les lots de terrain de la magnifique corniche, y compris ceux situés à des endroits inaccessibles et théoriquement inconstructibles.

En dépit de l’engagement, verbal du moins, des autorités locales, qui ont de tout temps promis d’y mettre un trait définitif, le problème des constructions illicites continue de se poser et même de s’aggraver à Annaba et touche jusqu’au littoral. Des riverains de la plage de la Caroube, l’une des plus belles baies de la corniche annabie, dénonçaient, en vain, il y a trois ans, l’érection par un particulier de deux immeubles en R+2 en bordure de ce plan d’eau.

Une plainte qui n’a pas abouti, puisqu’à ce jour aucune mesure de démolition n’a été prise à l’encontre des contrevenants, en dépit de la loi de 2002 qui restreint le développement d’installation et d’aménagement dans une bande de 300 mètres en bordure de rivage.

Le cas de ces hauts responsables de l’ancien régime, qui ont allègrement violé les lois en construisant, en 2017, deux villas les pieds dans l’eau sur le site protégé du Cap de Garde d’Annaba est toujours cité en exemple dans cette ville lorsqu’on évoque les textes réglementaires protégeant le littoral. Les habitants se rappellent également que la commune d’Annaba a procédé, à la même époque, à la démolition de 80 d’entre les quelque 200 constructions illicites qui avaient été érigées au fil des années en amont de la zone côtière de la caroube.

“Une action remarquable mais qui n’a malheureusement pas découragé les squatters qui ont profité de la crise sanitaire pour réinvestir les lieux, ici, à Toche et au niveau de la plage Belvédère dans l’espoir de s’y implanter”, signale  Le P/APC d’Annaba. Ceci en mettant l’accent sur la nécessité de relancer le programme d’aménagement de la zone d’extension touristique.   

 


A. Allia 


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