Scroll To Top

L’Algérie profonde / Est

Taxi urbain à Bordj Bou-ArrÉridj

Le prix de la course revu à la baisse

Depuis dimanche, prendre une place dans un taxi à Bordj Bou-Arréridj intra-muros coûte 100 DA au lieu de 150 DA que les chauffeurs de taxis même clandestins exigeaient ! En effet, un accord a été trouvé entre le syndicat des transporteurs et la direction des transports pour fixer ce tarif sur pratiquement toutes les lignes urbaines. Cette initiative est dans l’intérêt de l’usager et du transporteur. Le premier aura un service rapide, efficace et avec un coût fixe et pour le deuxième, il aura beaucoup de clients. Mais ce prix reste trop élevé pour de nombreux usagers, surtout dans une ville comme Bordj Bou-Arréridj sans grands bouchons et où il n’y a pas de longues distances à parcourir.
Par ailleurs, les transporteurs urbains interpellent les autorités concernées sur le problème de la concurrence déloyale des taxis clandestins. Les stations improvisées ont poussé un peu partout, dans les quartiers du centre tout comme dans la périphérie. “Les clandestins n’hésitent pas à  user de la force pour garder le monopole sur certaines zones”, dira un chauffeur de taxi autorisé. Ce phénomène a pris de l’ampleur, au point de ne plus choquer personne. “Ils opèrent sur tous les trajets et pratiquent les mêmes prix que  ceux des professionnels”, ajoute-t-il. “Certains chauffeurs clandestins n’hésitent pas à menacer les chauffeurs réguliers qui leur demandent de déguerpir des stations de taxis”, insiste-t-il.
Les autorités compétentes considèrent en fait que le phénomène est dû surtout à la désorganisation qui prévaut au sein de la profession qui, à son tour, attribue le développement de cette activité clandestine à l’absence de contrôle et de sanctions.
Les professionnels supposent que les autorités locales ferment les yeux sur ce phénomène parce qu’aucun plan de lutte contre le transport clandestin n’est en vue. “Les barrages de police ne peuvent mettre fin à cette problématique. Avant chaque départ, le chauffeur clandestin est informé des emplacements des barrages. Et grâce à la complicité des clients, les autorités ne peuvent pas prouver l’infraction”, déplore un agent de police.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER