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L’Algérie profonde / Est

Dégradation du cadre de vie des citoyens à Guelma

Les élus face à leurs responsabilités

Des ordures partout, résultat de l’incivisme. © D.R.

“Je saisis cette opportunité pour lancer un appel pressant à nos édiles qui ont le devoir de veiller à la qualité de vie de leurs concitoyens”, dira un sexagénaire.

Le chef-lieu de wilaya périclite au fil des ans, au grand dam de la population qui évolue dans un espace désolant et stressant. En effet, une virée nous permet de constater que tous les quartiers de la ville de Guelma sont sales, jonchés d'ordures ménagères et envahis de ronces et herbes sèches où se terrent des reptiles et des rats ! Guelma est réputée ces dernières années pour ses étés caniculaires, son air suffocant et son soleil de plomb, puisque le mercure grimpe au-delà de 44°-46°C à l’ombre. Durant la journée, les autochtones se confinent dans leurs appartements climatisés, et c'est à la nuit tombée qu'ils effectuent des sorties pour prétendre à un peu de fraîcheur. Hélas, il n'existe aucun site agréable à même d'accueillir les promeneurs nocturnes qui préfèrent se ressourcer en participant à des soirées estivales. Dans ce contexte, la cité Gahdour-Tahar, sise sur les hauteurs du chef-lieu, est prisée par la population, notamment les familles qui y convergent chaque soir pour se délasser après une journée de fournaise. Des citoyens se sont rapprochés de Liberté pour exprimer leur mécontentement et la démission des élus locaux qui se dérobent à leurs obligations, à savoir offrir un cadre de vie sain et attrayant à leurs administrés. Une mère de famille, visiblement déçue, nous confie : “C'est honteux de tolérer cette situation ! Nous nous asseyons à même le sol, au milieu des déchets hétéroclites qui perdurent au sein de l'esplanade de la cité Gahdour, et nos enfants n'ont droit à aucun divertissement, faute d'aires de jeux et d'espaces verts. Nous aurions aimé disposer de bancs publics, d'un minimum d'hygiène et de structures d'accompagnement pour agrémenter nos veillées estivales !” Dans un passé récent, les anciens locataires de l’hôtel de ville accordaient un intérêt particulier à ce site qui était régulièrement balayé, nettoyé et parfois arrosé par des ouvriers communaux qui avaient installé des poubelles et des corbeilles pour discipliner les promeneurs, qui avaient tendance à jeter n'importe où leurs déchets, et une citerne d'eau pour les besoins des estivants. Désormais, les habitants sont livrés à eux-mêmes, et c'est ce que nous explique un sexagénaire : “Guelma est une ville morte en été ! Les piscines et les jets d'eau sont toujours à l'arrêt et les quelques squares existants sont privilégiés par des couples. Je saisis cette opportunité pour lancer un appel pressant à nos édiles qui ont le devoir de veiller à la qualité de vie de leurs concitoyens ! Nous souffrons de ces carences caractérisées et nous demandons un minimum de considération à ceux que nous avons élus !”


HAMID BAALI

 


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