L’Algérie profonde / Est

Faillite à l’Assemblée populaire communale de Sétif

Les élus sortants pointés du doigt

Les services de l’APC enregistrent un bilan négatif. © D.R.

À l’instar de son prédécesseur, le maire sortant et son équipe ont failli à leurs engagements, estiment des observateurs.

Le mandat de l’actuelle assemblée populaire communale de Sétif tire à sa fin. L’heure est normalement au bilan, cependant aucun responsable n’a daigné présenter ce qui a été fait durant ces 5 dernières années, conduites par Dr Nacer Ouahrani, ou du moins ce qui a freiné la réalisation du programme. À l’instar de son prédécesseur, le maire sortant et son équipe ont failli à leurs engagements, de l’avis des observateurs. Ils ont enregistré un grand déficit dans les tâches les plus élémentaires confiées à l’assemblée, comme le ramassage des ordures, l’éclairage public et l’entretien du réseau routier, pour ne citer que ceux-ci. En effet, les services de l’APC dont, notamment, le parc relevant de la municipalité, en dépit des moyens qui lui sont consacrés, enregistrent un bilan négatif.
La ville, jadis, connue comme “Sétif, ville propre”, s’est vite transformée en une grande décharge publique. Ce n’est qu’en recourant à la l’entreprise publique Ecoset que les choses se sont, un tant soit peu, améliorées. Cette dernière a sauvé la mise des responsables ayant toujours évoqué le problème de l’étendue de la ville qui compte plus de 500 000 habitants, et ce, pour justifier leur échec. Pour l’éclairage public, le parc enregistre un manque flagrant en matière d’ampoules et autres matériaux. De grandes agglomérations, à l’instar de Fermatou, Aïn Trick et même d’autres cités du centre-ville, sont toujours plongées dans le noir. “Cela fait plusieurs mois que nous attendons l’intervention du service chargé de l’éclairage à l’APC, en vain. Nous avons été contraints de prendre notre mal en patience et cotiser pour acheter le matériel nécessaire pour changer les ampoules”, nous dira Hamza, un habitant de la cité Fermatou. Il est à rappeler que les gestionnaires de l’hôtel de ville, qui n’ont jamais été réprimandés par leur hiérarchie, justifient leurs défaillances par le fait du contrôleur financier.
“Le contrôleur financier existe depuis plusieurs années, avant le mandat actuel ! Les administrateurs de l’APC sont censés bien connaître les procédures à suivre pour ne pas être en retard et, du coup, bien gérer les affaires courantes. Ne dit-on pas que gérer c’est prévoir ?”, nous dira un ancien maire de la ville. Et de renchérir : “Nous sommes arrivés à un point où les antennes de l’APC n’avaient pas d’imprimés ni de rames de papier et autres consommables. Les écoles primaires, qui depuis plus d’une décennie étaient gérées d’une manière exemplaire, manquent aujourd’hui de détergents, de craie, de brosses, de papier, de stylos. Pourtant, l’État leur consacre un budget assez conséquent qui est géré par l’APC.” Enfin, l’état des routes n’est pas en reste.
Au laisser-aller s’ajoutent les interminables travaux de réalisation du tramway et la réfection du réseau AEP dont les travaux, confiés à l’entreprise Eatah, enregistrent un retard difficile à rattraper.


F. SENOUSSAOUI