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L’Algérie profonde / Est

Développement local à EL-TARF

Les zones rurales marginalisées

Des localités enclavées qui manquent du minimum basique. ©D. R.

Ces localités de l’arrière-pays vivent encore l’ère du transport à dos de mulet, à puiser de l’eau de source et à se chauffer au bois.

“Avoir de l’eau potable dans les robinets des ménagères dans les localités des zones rurales de la wilaya d’El-Tarf est un luxe qui se fête avec la zorna”, nous dit un homme, la quarantaine, habitant Méradia (commune de Zitouna). Cette wilaya dispose de quatre barrages dont un fournit de l’eau à deux autres wilayas, Annaba et parfois Souk Ahras, alors que les localités de la wilaya (une cinquantaine), dit-on, ne sont pas raccordées au réseau d’alimentation d’eau potable. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’eau des barrages ne sert qu’au lavage. Elle n’est jamais bue par les habitants qui se rabattent sur l’eau vendue à 65 DA le jerrycan de 20 l et dont certains quartiers ont été privés, car le réseau de canalisations est détourné au mépris des habitants.
Les chiffres qu’on avance à la radio sont très loin de la réalité vécue quotidiennement par ces habitants marginalisés depuis l’indépendance jusqu’à ce jour. “Je défie un seul responsable qui dira que les zones rurales sont raccordées au réseau de gaz de ville ou d’eau potable”, nous lance ammi Messaoud, déçu de la gestion de sa commune. “Je reconnais qu’ils nous ont promis monts et merveilles lors des visites d’inspection et pendant les campagnes électorales, mais depuis rien ne s’est concrétisé sur le terrain”, ajoute un autre interlocuteur qui garde l’anonymat. “Que les responsables qui avancent des chiffres pompeux nous citent une seule localité rurale alimentée au gaz naturel ou raccordée au réseau d’alimentation d’eau potable, excepté les chefs-lieux communaux ou de daïra. Les habitants se débattent encore pour la scolarisation, le transport, la santé, l’emploi, etc. Les responsables de cette wilaya ont le verbe facile”, nous dit un jeune qui attend du travail depuis six ans. Le manque de suivi, de contrôle et l’incompétence des uns et des autres ont fait que les habitants de ces localités de l’arrière-pays vivent encore l’ère du transport à dos d’âne et de mulet, à puiser de l’eau de sources non contrôlée à l’origine de plusieurs maladies et à se chauffer au bois. Les responsables pendant ce temps brillent par leur absence.

Tahar BOUDJEMAA


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