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L’Algérie profonde / Est

Toxicomanie à Constantine

Manque de centres de désintoxication

Depuis le début de l’année en cours et jusqu’au mois de mai, les éléments de la Sûreté de la wilaya de Constantine ont saisi 39,700 kg de kif traité, 25 316 comprimés psychotropes et 99 flacons. Selon les chiffres communiqués par les services concernés hier, lors d’une exposition organisée à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la drogue et la toxicomanie, une hausse importante de la quantité de drogue saisie durant cette période a été relevée par rapport à l’année 2017, où la quantité saisie était de 14,296 kg, soit 35% seulement de celle qui a été saisie durant les 5 mois de l’année en cours. Notons que durant l’année 2016, la quantité de drogue saisie était de 30,915 kg. Concernant les personnes impliquées dans les 274 affaires enregistrées cette année par la brigade de lutte contre la drogue relevant de la police judiciaire, 419 personnes ont été arrêtées pour consommation et trafic de drogue et de psychotropes. S’agissant de la prise en charge des toxicomanes, “un travail de proximité est en train de se faire par des membres de la Fédération nationale de lutte contre la drogue (FNDL) à Constantine, en collaboration avec la direction de l’éducation, l’université et la direction de la formation professionnelle”, nous a déclaré M. Bouimout, coordinateur national de la FNDL. Il ajoutera : “On cible les consommateurs de drogue à travers des séances de sensibilisation dans les écoles, les centres de formation et les cités universitaires. Par ailleurs, un programme qui est déjà en cours, en collaboration avec les comités de quartier, est mis en place pour prendre en charge des toxicomanes selon les moyens de la fédération ou les orienter vers l’hôpital de Djebel Ouahch, selon l’état de santé des patients.” Mais la situation reste difficile pour les spécialistes devant le manque de centres de désintoxication et des centres intermédiaires qui existent sur le territoire national, par rapport au nombre sans cesse croissant de toxicomanes. Notons que les chiffres communiqués par les services concernés ces dernières années sur le trafic de drogue sont alarmants. L’Algérie n’est plus un pays de transit. C’est devenu un pays consommateur.

Souheila BETINA


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