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L’Algérie profonde / Est

Vente de poisson sur la voie publique à Bordj Bou-Arréridj

Où sont les autorités ?

La sardine vendue dans la rue sous une température dépassant les 40°C. © D.R

“Les services concernés doivent s’y mettre afin d’arrêter cette anarchie”, déplorent des citoyens.

Faute de poissonnerie et d’une application rigoureuse des lois en vigueur, des vendeurs de poisson aménagent des espaces pour écouler les produits de mer sur la voie publique et en plein air. Une virée dans les quartiers de la ville de Bordj Bou-Arréridj et ses communes nous a permis de constater la prolifération de ce commerce, au mépris des règles élémentaires d’hygiène. Ces vendeurs, qui exercent sur la voie publique dans des conditions déplorables au su et au vu de tout le monde, font leur loi et défient l’autorité. La marchandise est exposée à la poussière, aux mouches et aux autres insectes sous une température dépassant 40°C. Le poisson exposé à la vente, dans des caisses sales, n’est pas frais. Il présente des signes d’avarie et dégage même des odeurs nauséabondes. Les vendeurs l'aspergent d'eau comme pour le “rafraîchir”. Le comble de l'inconscience, des consommateurs cèdent à leurs envies et achètent le “poison” sans mesurer le risque sur leur santé. Pourtant, du poisson avarié avait, à maintes reprises, défrayé la chronique. “À plus de 18°C, le poisson perd progressivement sa fraîcheur et, à la différence de la viande, il se dégrade rapidement”, dira un médecin vétérinaire qui préfère garder l’anonymat. À en croire la même source, les mauvaises conditions de stockage peuvent exposer le poisson à la contamination microbienne et conduire à sa dégradation. Il peut également, au cours de différentes opérations de manutention, être l’objet d’avarie, donc déclaré impropre à la consommation humaine par les services compétents. Dans pareille situation, comment contrôler et qui sanctionner ? Que font les autorités ? “Cette denrée se trouve exposée à longueur de journée à la chaleur, à la poussière, aux gaz d’échappement et aux mouches et d’autres insectes”, dira un des riverains du marché de Boumezrag. “Les services concernés doivent s’y mettre afin d’arrêter cette anarchie”, déplorent des citoyens. En attendant la réaction des pouvoirs publics, la société civile est donc interpellée pour être vigilante et doit, par ricochet, bouder tout produit suspect.


Chabane BOUARISSA

 


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