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L’Algérie profonde / Est

Harraza (Bordj Bou-ArrÉridj)

Plusieurs villages dépourvus de réseaux d’assainissement

L’urgence de la mise en place d’un plan d’assainissement se fait sentir. ©D. R.

Les autorités communales mettent les bouchées doubles afin d'améliorer le cadre de vie des citoyens de cette localité enclavée.

La commune de Harraza, dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, située en zone montagneuse, compte plusieurs villages déshérités et manquant presque de tout. La municipalité vit seulement des subventions de l'État, et celles-ci sont estimées insuffisantes vu les besoins grandissants exprimés par les nombreux villages déshérités.
Les responsables locaux tentent d'atténuer un tant soit peu cette situation en lançant des projets entrant dans le cadre du développement rural. Le gros lot de ces opérations concerne surtout l'aménagement urbain qui enregistre des carences palpables, eu égard à l'expansion urbaine tous azimuts que connaît cette commune, qui a vécu les affres du terrorisme. Ainsi donc, il est projeté de remédier dans beaucoup de villages à quelques situations assez désolantes. Selon une source de l’APC, des avis de consultation ont été lancés dernièrement afin d'attribuer les marchés aux futures entreprises sélectionnées. La priorité a été donnée à l’assainissement, réclamé par plusieurs villages de la commune. “C’est une nécessité pour nous et pour nos cultures”, dira un habitant du village Bouzid. “Quand le nombre de villageois n’était pas considérable, les fosses ont été un moyen efficace, mais avec l’attribution des aides à l’habitat rural, cette solution a commencé à montrer ses limites”, ajoute-t-il. “Des égouts sont entassés dans des fosses de fortune. Quelques-unes coulent à ciel ouvert, mettant la santé des riverains en danger”, précise un autre habitant. Les habitants de cette localité, limitrophe avec les wilayas de Bouira et M’sila, exhortent les pouvoirs publics à agir. Ils réclament également l'ouverture de pistes agricoles et l'aménagement du centre-ville et d'intervenir sur le problème des chutes de tension trop fréquentes en été comme en hiver, constituant également l'une de leurs revendications. Les jeunes sont aussi livrés à eux-mêmes, ils n'ont aucune infrastructure pour se cultiver ou se distraire, ni aucune équipe de football. “Quand on est habitant de l'un de ces villages de la commune de Harraza, l'oisiveté prend toute sa grandeur et le mot loisir n'a aucune place ni sens”, dira un jeune universitaire. “Il faut dire que dans cette région, les jours et les nuits se suivent et se ressemblent. Même les associations de jeunes se prêtent volontairement à ce jeu sinistre à cause de l'absence d'infrastructures opérationnelles d'un côté, et d'une volonté de changement de cette situation morose de l'autre, les jeunes se rabattent sur les interminables parties de dominos, de cartes ou de discussions sans issue”, affirme un autre jeune habitant du village. “Sans perspectives, sans emploi et en l’absence de moyens de divertissement et de loisirs, les jeunes de la commune sont livrés à eux-mêmes. Des dizaines de jeunes ont pris la route de l’exode pour rejoindre les centres urbains à la recherche d’un autre moyen de survie, fuyant ainsi la léthargie régnant à Harraza”, dira un père de famille. “Pour ceux qui n’ont pas pu partir, l’oisiveté reste la seule alternative”, ajoute-t-il. Selon les habitants que nous avons rencontrés, l’État doit penser à développer des projets autour de ces villages. Cela permettra de fixer les jeunes et leur permettre de gagner honnêtement leur vie. Pour les jeunes de cette localité, les équipements sportifs manquent considérablement. En effet, Harraza ne dispose que d’un vieux terrain de football. Selon les jeunes, Harraza se caractérise aussi par l’absence de structures socio-éducatives, ce qui handicape sérieusement le développement d’activités culturelles. “Nous ne disposons d’aucun équipement de loisirs fonctionnel”, assure un artiste peintre de la région. “Il faut que les jeunes de Harraza s’épanouissent comme leurs camarades des autres communes du pays”, soutient-il. Les femmes ne sont pas en reste. Leurs seules activités génératrices de revenus restent la cueillette des produits forestiers. “Les femmes chez nous sont braves et travaillent sans se plaindre”, affirme Halima, une habitante de la commune.

Chabane BOUARISSA


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